Nouveau Contrat Social ?

Post Reply
User avatar
admin
Site Admin
Posts: 2153
Joined: Thu Nov 13, 2014 7:03 pm

Nouveau Contrat Social ?

Post by admin » Tue Dec 06, 2005 11:22 pm

Reçu d'un correspondant par e-mail

[quote]Nouveau Contrat Social

Préambule
Nous, citoyennes et citoyens membres ou représentantes et représentants d'organisations, d'institutions et de regroupements issus des différents secteurs vitaux de la société haitienne;


Désireux(ses)
De vivre dans une société démocratique, juste, prospère, équitable et solidaire;


Convaincus(es)
Que les femmes et les hommes d'Haiti disposent de la capacité de se hisser à la hauteur des grandes exigences nationales du moment;


Fiers(ères) et gardant à l'esprit
 que tout comme les États-Unis en 1776 et la France en 1789, Haiti en 1804 a apporté une contribution essentielle à l'histoire du monde moderne;
 que nos ancêtres ont fait avancer les idéaux d'égalité et de liberté et ont fait triompher, au coeur de l'histoire universe
lle, le principe de l'égale humanité des peuples;
 que 1804 a été le point d'aboutissement en Haiti et le point de démarrage ailleurs, de luttes anti-esclavagistes, anti-racistes et anti-colonialistes;


Reconnaissant
 que, dans notre pays, malgré des luttes constantes et héroiques, nous n'avons pas pu mettre en place pour l'ensemble de la population les structures et institutions garantes de l'exercice des droits citoyens;
 que jusqu'ici nous avons vécu dans une société marquée par de multiples exclusions ;
 que nous avons manqué beaucoup de rendez-vous historiques décisifs;
 que nous devons à tout prix nous montrer à la hauteur des défis d'aujourd'hui;


Conscients(tes)
 que le plus grand des défis actuels consiste à construire simultanément la démocratie politique, la modernisation économique, et à satisfaire les grandes aspirations sociales;
 que ce saut qualitatif exige un
changement dans les mentalités et les comportements;
 qu'une telle entreprise requiert, humilité, volonté, patience et ténacité;



Constatant avec satisfaction
Qu'en dépit des grandes fractures qui caractérisent notre société, des secteurs aux intérêts divergents, voire contradictoires, se sont rapprochés, pour exposer leurs points de vue diversifiés et s'engager résolument dans la mise en oeuvre d'un projet de Nouveau Contrat Social;


Encouragés(es) et confortés(es)
par l'espoir et l'enthousiasme qu'a fait naître le projet d'adoption d'un Nouveau Contrat Social, nous avons entamé dans la diversité de nos origines sociales ou régionales et de nos visions politiques, un dialogue franc et constructif sur notre histoire, nos représentations et sur l'état général du pays;


Déclarons
adopter un Nouveau Contrat Social en vue d'établir une nouvelle forme d'appartenance à la nation haitienne à travers une charte de citoyenneté;


Proclamons
&#615
50; Ce n'est ni l'origine, ni la position sociale, ni le degré de fortune, ni le niveau d'éducation ou la couleur de la peau ; ce n'est ni le sexe, la religion ou le niveau de capacité physique ou mentale qui fonde et détermine la citoyenneté;
 C'est la jouissance effective des droits civils et des droits civiques qui font de chaque Haitienne, chaque Haitien, une citoyenne, un citoyen à part entière;
 C'est la reconnaissance de l'autre comme citoyenne et citoyen, membre à part entière d'une même communauté politique, qui garantit la citoyenneté;


Confirmons
les résultats d'une vaste consultation nationale réalisée durant deux années et demie à travers tout le territoire et entre tous les secteurs vitaux de la société autour de diagnostics clés, de consensus sur des points d'accord et de blocage;


Assumons
avec le Nouveau Contrat Social les grandes lignes d'un consensus minimal entre les citoyennes et les citoyens sur la base d'une série de points
d'accord qui constituent déjà une vision commune et une volonté partagée pour la construction d'un nouveau vivre ensemble;


Convenons de l'impérieuse nécessité:

 De l'instauration d'une justice citoyenne.
Cette justice citoyenne implique la possibilité pour chaque citoyenne et chaque citoyen d'être identifié(e) et reconnu(e) comme sujet de droits et de bénéficier de la stricte application du principe d'égalité devant les lois, de la garantie de sa sécurité et de l'accès à la justice sans aucune discrimination de lieu, de langue et de situation sociale, notamment par la disponibilité d'une assistance juridique au besoin.

 De l'institutionnalisation de la vie politique.
Cette institutionnalisation exige l'existence, entre l'État et les citoyens, de structures politiques de médiation tels le Parlement, les assemblées locales, les associations et les partis politiques, où se développe en propre l'action politique. Elle conduit par ailleurs au respect
rigoureux des règles du jeu démocratique constitutionnellement établies et fixant les modes d'accession au pouvoir et de son exercice.

 De la dynamisation et de la modernisation de l'économie.
Cette dynamisation passe obligatoirement par la croissance économique à travers la création d'emplois productifs dans les trois grands pôles de développement que sont l'agriculture, l'industrie et les services. La croissance ainsi générée n'est certes pas une condition suffisante mais elle s'avère indispensable pour résoudre le problème crucial de la misère par la création de richesses.
La croissance dans l'équité et dans la perspective du développement durable suppose l'existence de conditions favorables à la compétitivité ainsi que d'un climat et d'un cadre propices au fonctionnement d'une économie moderne capable de donner à l'Etat les moyens d'une politique efficace de redistribution des fruits de la croissance. L'un des éléments pivot du nouveau cadre est le respect des droits inalié
nables des travailleuses et des travailleurs, créateurs de richesses.

 D'une éducation de tous pour la citoyenneté.
L'éducation constitue l'élément moteur de la promotion et de la consolidation continue de la citoyenneté en permettant à toutes les Haitiennes et à tous les Haitiens, sans distinction, de disposer de références communes comme citoyens. Ainsi, chaque Haitienne, chaque Haitien de tout âge acquiert des chances égales d'accéder au développement de ses capacités. Elle assure en priorité à tous les enfants du pays sans distinction de lieu, d'origine, de sexe ou de religion une formation scolaire, professionnelle et supérieure tout en constituant par ailleurs le ciment d'une vaste et constante solidarité nationale.

 De la valorisation du sport, de l'éducation physique, de la compétition sportive et des loisirs.
Le sport et la compétition sportive ont le mérite de permettre l'épanouissement physique et mental de la femme et de l'homme haitien, de contr
ibuer à renforcer le lien social dans l'humilité, le fair-play, la solidarité et de rehausser l'image de notre pays au niveau international. Les citoyennes, les citoyens et l'Etat ont la responsabilité à partir d'un cadre légal de promouvoir et de financer les infrastructures nécessaires à l'accès généralisé à la pratique du sport et des loisirs.

 D'un accès universel aux soins de santé.
Cet accès universel doit assurer à toutes les Haitiennes et tous les Haitiens la jouissance du droit à la santé réparant ainsi la grande disparité qui touche en particulier le milieu rural et les couches les plus défavorisées. Sa mise en œuvre progressive implique nécessairement la mobilisation de tous les secteurs de la nation pour un mouvement de solidarité permettant l'organisation de systèmes efficients et durables de financement de la santé.

 De la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine et de la créativité culturelle.
Cette sauvegarde et cette valorisation suppos
ent la mise en place de conditions pour la protection, la promotion et le développement de tous les domaines de la culture et d'en favoriser l'accès à tous les citoyens à quelque couche sociale qu'ils appartiennent. Il importe, en outre, que soient stimulées et encouragées en permanence les capacités de création dans une perspective de rentabilité économique et sociale sans verser dans le mercantilisme culturel.

 D'un développement régional équilibré.
Ce développement rend nécessaire un réaménagement du territoire national en vue d'une répartition équilibrée des activités économiques, des ressources budgétaires ainsi qu'une déconcentration et une décentralisation bien régulée des services publics. Cela contribuera à ce que chaque région puisse désormais développer de manière durable son potentiel et ses atouts.

 De la régulation du développement urbain.
Cette régulation qui s'avère indispensable nécessite une planification et une gestion du développement urb
ain, mobilisant aussi bien l'Etat central que les collectivités territoriales avec le concours de capacités de différents horizons professionnels. Cette prise en charge qui tiendra compte de l'accélération du processus de bidonvilisation, de ses graves et dramatiques privations pour tant de familles, s'accompagnera nécessairement de mesures urgentes et soutenues pour l'amélioration durable du paysage haitien.

 D'une réelle intégration des Haitiennes et Haitiens vivant à l'étranger.
Cette intégration qui reconnaît le rôle majeur des compatriotes vivant à l'étranger dans la vie économique et sociale du pays ainsi que leur attachement à leur terre d'origine rendent urgentes la mise en place de lois, de structures et de mécanismes garantissant leur participation effective au développement national et à la vie politique du pays. Il est aussi indispensable que soit considéré un amendement constitutionnel qui reconnaisse que la naturalisation en terre étrangère n'entraîne pas la perte de la
nationalité haitienne et qui tienne compte d'un débat serein sur les vrais intérêts du pays en matière de double nationalité.

 De l'environnement comme priorité nationale.
L'environnement s'avère être aujourd'hui l'une des grandes priorités nationales. Les risques de famine généralisée, de pénurie d'eau potable et de désertification croissante menacent la vie sur le territoire national et imposent dans le court et moyen terme une gestion rationnelle aussi bien des ressources naturelles que des risques et désastres. L'extension progressive de l'accès à l'eau et aux nouvelles sources d'énergie créera de meilleures conditions pour enrayer la déforestation alarmante et permettre à la nature de retrouver son équilibre.

 Du Nouveau Contrat Social pour la reconquête de notre souveraineté.
Cette souveraineté ne réside pas dans celle d'un président ou d'un gouvernement, mais dans celle du peuple lui-même comme ensemble de citoyennes et de citoyens dont les droits
fondamentaux sont reconnus et protégés par l'État. Cette souveraineté est la seule qui conforte et renforce l'État dans ses rapports avec les autres États et le rend plus apte à défendre le territoire national, les ressortissantes et ressortissants haitiens et les intérêts nationaux dans un monde globalisant.


Reconnaissons, au-delà de ces points d'accord, la persistance d'une série de blocages historiques, discriminations et préjugés qui constituent une entrave à notre cohésion sociale;

Convenons de la nécessité de dépasser:

 Les discriminations contre la paysannerie.
Ces discriminations perdurent à cause, entre autre, de la stigmatisation qui avait été faite contre la paysannerie dans l'état civil et de la non reconnaissance de son rôle fondamental dans le maintien de l'économie nationale. Stigmatisation et non reconnaissance qui ont contribué à maintenir les paysans en dehors de la citoyenneté et à entretenir des rapports sociaux fondés sur le manque ou l'absence
de considération pour tout ce qui de près ou de loin rappellerait cette condition d'exclu et de marginalisé.

 Les discriminations contre le créole.
Ces discriminations que nous retrouvons aussi bien dans le système scolaire que dans les médias écrits et dans l'administration constituent pour une large tranche de la population un obstacle majeur à la jouissance pleine et effective des droits et privilèges rattachés à la citoyenneté. De telles attitudes discriminatoires vis-à-vis de la seule langue parlée par l'ensemble de la population haitienne et principal instrument de lien social entre toutes et tous, contribuent de manière indiscutable à renforcer l'exclusion.

 Les discriminations contre le vodou.
Les discriminations contre le vodou perdurent à cause des séquelles de l'esclavage, de la non reconnaissance aussi bien de son rôle social particulièrement dans le monde rural que de son apport comme source d'inspiration à la création culturelle et artistique.
r

 Les discriminations contre les femmes.
Ces discriminations qui consistent à ne pas considérer les femmes comme égales aux hommes ont conduit à éloigner celles-ci de la sphère publique et à leur refuser les mêmes droits qu'ont les hommes dans l'organisation du travail et la vie politique. Elles contribuent par ailleurs à conforter la domination masculine et donnent lieu, dans de nombreuses sphères de la vie sociale, à des abus et à des pratiques de violence et d'exclusion.

 Les discriminations liées aux handicaps et à la santé.
Les discriminations contre les personnes sur la base de leur handicap physique ou mental ou de leur état de santé sont un obstacle à la reconnaissance de leur dignité comme être humain et de leur citoyenneté en égalité avec tous les autres citoyens. Une société qui ne prend pas en compte avec efficacité la question des personnes à besoins spéciaux dites handicapées reflète ses propres difficultés à la construction d'une citoyenneté i
nclusive et solidaire.

 Le déni de droit et de protection de l'enfant.
Ce déni, héritage des pratiques esclavagistes, constitue un frein à l'avènement d'une société plus juste. Il contribue entre autre à exposer les enfants à la délinquance et à faire d'eux des victimes de trafics de tous ordres. Ce déni résulte également des pratiques courantes d'absentéisme paternel.

 Les discriminations contre les pratiques religieuses.
La liberté religieuse est un droit inaliénable qui exclut toutes les formes de discrimination à l'égard de n'importe quelle pratique religieuse. L'État haitien devrait entretenir une relation d'égalité avec toutes les religions de manière à protéger le droit à leur libre exercice, lequel devra toutefois être inscrit dans le cadre de la loi, de la dignité humaine et du respect de la liberté de conscience et d'opinion.

 Des visions réductrices du peuple.
L'une d'entre elles consiste à envisager le peuple comme exclu
sivement formé par la masse des gens pauvres et analphabètes. L'autre tend à ne pas considérer comme partie intégrante du peuple une fraction considérable des gens sous prétexte qu'ils sont plus aisés, mieux éduqués. Le Nouveau Contrat Social se fonde sur une vision inclusive du peuple car les visions réductrices et exclusivistes entravent les possibilités d'exercice de la citoyenneté pour tous et de déploiement de tout projet national et solidaire.

 Le préjugé de couleur.
Ce préjugé né de la domination esclavagiste et colonialiste nous a laissé en héritage un classement arbitraire et hiérarchisé des hommes et des femmes selon la couleur de leur peau, qui renforce une organisation sociale déjà construite sur une grande exclusion. Il est souvent utilisé dans la sphère politique pour manipuler et masquer les causes profondes et complexes de l'exclusion. Le préjugé de couleur constitue ainsi un sérieux obstacle à l'avènement d'une conscience de l'égalité citoyenne.


Une démission collective face à la misère.
Cette démission collective se manifeste à tous les niveaux de la société par un certain accommodement avec l'inacceptable misère des autres. Cette situation nous porte tous, entre autres, à sous-estimer l'énergie, la volonté, le potentiel créateur qui existent dans les couches défavorisées dans leur lutte pour la survie individuelle et qui pourraient être investis dans la transformation de la société.

 Une perception négative de la richesse.
Cette perception ne valorise pas assez la production de richesses et ce dans tous les domaines et à tous les niveaux de l'échelle sociale. Le travail comme principal moyen d'acquisition et de production de richesses n'est pas compris à sa juste valeur. Et on assiste de plus en plus à une confusion entre production de richesses dans le cadre de la légalité et du respect des droits et enrichissement illicite et frauduleux. En outre l'apport de l'entreprise privée au développement de toute la collec
tivité n'est pas toujours compris et apprécié à sa juste valeur.

 Une certaine conception de l'autorité.
Cette conception est une déviation de la notion d'autorité puisqu'elle fait de tout chef un potentat. De même l'idée courante d'un président comme bon Papa de Papa Dessalines et Papa Pétion à Papa Doc et Lafanmi, contribue à maintenir la population, au plan politique, dans une condition infantile et l'astreint à vivre dans un régime de faveur et non dans un régime de droit.

 Des conceptions erronées de l'Etat.
Les conceptions erronées de l'Etat sont largement partagées dans différentes couches sociales. L'Etat est vu en général soit comme un instrument au service d'une catégorie de citoyens, soit comme une source inépuisable d'enrichissement ou enfin comme une machine à répression. Il est aussi souvent considéré comme une entité capable de satisfaire dans l'immédiat tous les besoins de la population. Autant de visions qui constituent des obstacles pour qu
e les Haitiennes et les Haitiens accèdent à une citoyenneté véritable et construisent un Etat capable de garantir les droits fondamentaux et le développement national;


En conséquence :

en tant que citoyennes et citoyens, nous nous engageons dans nos vies tant
publiques que privées :

1. à être proactifs dans la promotion et l'application des points d'accords exprimés et souhaités par la grande majorité de nos concitoyennes et concitoyens dans le cadre des consultations nationales ;
2. à faire les efforts appropriés pour dépasser les comportements discriminatoires et d'exclusion identifiés comme blocages à la construction d'une citoyenneté haitienne égalitaire et solidaire;
3. à renforcer notre capacité à nous regarder nous-mêmes, à nous armer d'humilité afin de rechercher sans cesse un niveau de sagesse tant individuelle que collective, notamment en faisant l'apprentissage continu de la résolution des conflits par le dialogue et par des moyens non-violents ;
n4. à continuellement cultiver chez nous la tolérance, la considération pour les autres, l'amour pour nos concitoyennes et nos concitoyens, ainsi que le respect de toutes les minorités ;
5. à promouvoir et à valoriser dans notre langage ainsi que dans nos attitudes et nos comportements, le paysan haitien, le créole et notre culture;
6. à respecter et promouvoir l'égalité des genres et le rôle de la famille dans le renforcement du tissu social ;
7. à renoncer dans notre langage, nos comportements et nos attitudes, aux pratiques discriminatoires contre les enfants, les personnes à capacités réduites ;
8. à accorder un égal respect à toutes les pratiques religieuses ;
9. à valoriser l'esprit d'initiative ainsi que toute création de richesses matérielles, culturelles ou artistiques à quelque niveau social que ce soit ;
10. à œuvrer de manière proactive et directe à la remise en état et à la protection du patrimoine et de l'environnement ;
11. à utiliser les ressources rares avec un co
nstant souci de préservation pour les générations futures ;
12. à initier et développer des pratiques qui contribuent à l'avènement d'un peuple citoyen au-delà de l'origine sociale, de l'appartenance religieuse, du genre, de la couleur de la peau, du handicap physique ou mental;
13. à renforcer de manière active les associations de la Société Civile et les institutions politiques que sont le Parlement, les assemblées locales et les partis politiques ;

en tant que citoyennes et citoyens, nous nous engageons à porter l'État
haitien dans ses politiques publiques:

1. à assumer pleinement le rôle qui lui revient dans la construction d'une véritable nation;
2. à viser en priorité l'inclusion, principalement dans les domaines de l'éducation, de la santé, du logement, de la justice et des services de base ;
3. à consentir, dans les infrastructures, des investissements prioritaires en télécommunications, électricité et routes, comme facteurs de renforcement de la communauté e
t de l'épanouissement de la nation ;
4. à prendre des dispositions juridiques et administratives pour lutter et sévir contre toute pratique discriminatoire liée à l'origine sociale, au genre, à la couleur de la peau, à l'appartenance religieuse et au handicap physique ou mental;
5. à encourager par des mesures incitatives le développement d'espaces pour les activités de socialisation et d'intégration, notamment le sport, le service civique, les initiatives culturelles, les loisirs;
6. à mettre sur pied une école qui donne à toutes et à tous des chances égales, avec des méthodes et un contenu renouvelés notamment dans la technologie et qui valorise le créole, la maîtrise du français, tout en ouvrant sur la connaissance obligatoire d'autres langues ;
7. à prendre et appliquer toutes les mesures appropriées pour combattre la corruption et la fraude ainsi que pour travailler dans la transparence et rendre compte périodiquement de sa gestion ;
8. à oeuvrer de manière urgente et soutenue pour l
a remise en état et la protection de l'environnement et pour un développement urbain rationnel ;
9. à créer les conditions, le climat et le cadre appropriés pour une croissance et une modernisation économiques dans l'équité et dans le sens du développement durable ;
10. à redistribuer les fruits de la richesse nationale dans les secteurs sociaux en donnant l'impulsion à une vraie solidarité nationale ;
11. à accélérer de manière régulée la déconcentration et la décentralisation ;
12. à pousser ses représentantes et représentants, quels qu'ils soient, à exercer leur autorité sans recours aux pratiques répressives ou à l'octroi de faveurs mais plutôt dans le respect du bien commun et des droits citoyens;
13. à promouvoir l'autonomie et l'exercice de nos droits citoyens, condition essentielle de la souveraineté de l'Etat dans ses rapports avec les autres Etats dans un monde globalisant ;
14. à inclure impérativement les valeurs de la citoyenneté dans les programmes de l'éducation formelle
et non formelle;
15. à résoudre les conflits prioritairement par le dialogue et la non violence ;

en tant que membres et représentantes ou représentants d'organisations de la société civile, nous nous engageons:

1. au niveau du secteur de la paysannerie à toujours jouer notre rôle fondamental dans le développement économique du pays, à collaborer à toute politique qui permette notre accès à l'éducation, à la santé, à la justice, aux services de base, qui nous reconnaisse comme des producteurs de richesse et à appuyer toute entreprise qui valorise l'éducation de nos enfants, particulièrement celle de nos filles, à promouvoir le rôle de la femme et à œuvrer de manière directe pour la remise en état et la protection de notre environnement ;

2. au niveau du secteur syndical à appuyer toute politique publique et initiative privée qui visent l'augmentation de l'emploi et des richesses nationales dans le strict respect de nos droits inaliénables et qui nous garantissent un accès à l
a formation, à la sécurité sur les lieux de travail; de même à promouvoir, au sein de nos associations, une participation plus active des femmes et à valoriser le rôle de la paysannerie ;

3. au niveau du secteur Professionnel à participer dans le cadre de nos activités à la croissance économique et à appuyer toute politique publique qui vise par des mesures fiscales appropriées à améliorer la situation des secteurs défavorisés; à continuellement faire preuve de créativité, d'innovation et d'implication pratique dans la construction de la société haitienne; à aider au renforcement du lien social tant dans la promotion du rôle de la femme que dans l'importance du créole pour notre société et dans la valorisation du paysan ;

4. au niveau du secteur des affaires à être partie prenante de la croissance économique dans le respect des règles du jeu et des droits des travailleuses, travailleurs et des syndicats; à participer à tout effort de solidarité nationale; à valoriser le rôle de l'État comme ve
cteur de redistribution de richesses en remplissant nos obligations fiscales; à inciter l'ouverture de l'actionnariat et l'élargissement des associations patronales; à promouvoir l'investissement, l'émergence de nouvelles entreprises; à valoriser l'importance du créole comme principal lien social de notre société ainsi que le rôle majeur du paysan dans notre économie ;

5. au niveau des associations de femmes à œuvrer, en collaboration avec les autres secteurs, à l'application des lois émancipatrices existantes et à en exiger de nouvelles; à travailler à faire disparaître les discriminations dont nous sommes victimes, nous femmes, noyau de la famille, agentes économiques et citoyennes ; à favoriser notre participation effective à la vie politique, à transmettre les valeurs citoyennes dans l'éducation de nos enfants et à aider à casser le cycle de traitement inégal des filles en matière d'éducation ;

6. au niveau du secteur des organisations populaires à contribuer à l'aboutissement de toute poli
tique publique visant à faciliter l'accès de l'ensemble de nos communautés de base aux services essentiels, à l'éducation, à la santé, au logement, à la justice et qui, en augmentant progressivement les opportunités d'emploi et d'investissements pour nos membres, fasse aussi de nous des productrices et des producteurs de richesses, à valoriser le rôle du paysan et celui des femmes ainsi qu'à promouvoir le respect des enfants et des personnes à capacités réduites ;

7. au niveau du secteur Vodou, à nous organiser pour une représentation plus cohérente et œuvrer pour que le vodou participe pleinement au développement de notre pays.

8. au niveau du secteur éducatif à nous mobiliser dans le cadre de politiques publiques adéquates à l'avènement d'une école moderne dans son contenu et ses méthodes et qui donne aux Haitiennes et aux Haitiens les mêmes références; à transmettre les valeurs contenues dans le Nouveau Contrat Social qui contribueront à faire de nos compatriotes, en particulier les jeunes, d
es citoyennes et des citoyens à part entière;

9. au niveau du secteur des jeunes et des étudiants à doubler d'efforts afin d'aider à créer avec nos aînés le consensus nécessaire pour construire une société démocratique, juste, prospère et solidaire car nous héritons d'une nation écartelée, déchirée, incapable de répondre aux besoins de ses filles et de ses fils; à accepter notre responsabilité à contribuer à la mise en œuvre et à la transmission aux générations futures des valeurs du Nouveau Contrat Social;

10. au niveau du secteur des personnes à capacités réduites dites handicapées à promouvoir les droits des personnes à besoins spéciaux en vue de leur participation pleine et entière au développement national et à la construction d'une société plus inclusive ;

11. au niveau du secteur confessionnel à promouvoir, selon l'esprit du Nouveau Contrat Social, la liberté du culte religieux dans les conditions de reconnaissance et de fonctionnement prévues par la loi et à faciliter, en notre
sein, l'appropriation et la promotion du contenu, des valeurs et principes prônés dans le Nouveau Contrat Social afin d'aider à l'avènement d'une société haitienne juste, prospère, équitable, éclairée et solidaire ;


Nous, citoyennes et citoyens membres ou représentantes et représentants d'organisations, d'institutions et de regroupements issus des différents secteurs vitaux de la société haitienne, dans chacun de nos secteurs, prenons la ferme résolution de porter comme totalement nôtres les aspirations et les engagements de tous les autres secteurs ainsi que tous les autres engagements pris par les citoyennes et citoyens tant dans leur vie privée et publique que dans les exigences posées pour les politiques publiques de l'Etat.


PLAIDOYER

La matérialisation des aspirations et engagements consignés dans le Nouveau Contrat Social, tel que proclamé à l'Arcahaie le 13 novembre 2005, ne peut être que le résultat d'une longue lutte.

Un plaidoyer s'étendant sur plusieurs a
nnées suivra le lancement officiel de ce Nouveau Contrat Social. Ce plaidoyer se déploiera sur trois grands axes: une campagne d'information soutenue, un programme d'éducation, et la promotion systématique des dispositions du Nouveau Contrat Social auprès du Parlement et des instances de décision. Il implique un renforcement continu de la Société Civile dans les capacités de celle-ci à être à la fois une instance de proposition et de vigilance et une force de pression.

Fermement résolus à entreprendre toutes les démarches appropriées pour parvenir à la construction d'une nation démocratique juste, prospère et solidaire, convaincus qu'un dialogue permanent est indispensable pour atteindre cet objectif, nous offrons ce Nouveau Contrat Social comme un apport significatif à tous ceux qui aspirent au changement.

[/quote]

Leonel JB

Post by Leonel JB » Wed Dec 07, 2005 3:48 am

Bon Guy, kiyEs ki ekri kontra sa?
Paske nan yon peyi kote kreol se premye lang li, yo ekri l an franse. De, kontra sa telman gen pawol ladan l, li pa enterese m telman pou m finn li l. Kidonk, e lot Ayisyen ki pa plim e ank yo?
Mwen pa vle met moun ki realize l yo down. Men, yo ta fE on pi bon travay pou yo kominike ak tout Ayisyen an jeneral.
Paske fok yo sonje, pwoblEm oudimwen youn nan pwoblem Ayisyen se kominikasyon. Kidonk, an rete nan yon nivo kote youn ka konprann lOt.
Sa se kontra sosial pou moun save. Neg ak chabrak. Zotobre ak babinn.
Nou pale, nou pale, nou pale, epi epi epi, anyen!
Ayiti gen pou l chanje tout bon. Men se pa kontra sosial Apaid et ses GNB kap lakoz. VrE tEt ansanm, ak respE pou on lOt. An dotre mo, Men anpil chay pa lou.

leonel

User avatar
admin
Site Admin
Posts: 2153
Joined: Thu Nov 13, 2014 7:03 pm

Post by admin » Wed Dec 07, 2005 8:41 am

[quote]Bon Guy, kiyEs ki ekri kontra sa?[/quote]
Leonel, mwen pote dokiman an jan mwen te twouve li a. Mwen te chache non otè yo anwo, mwen chache yo anba, mwen pa twouve yo. Se Max Blanchet, yon pèsonaj ayisyen ki byen koni e byen apresye nan dyaspora Ayisyen kap viv nan Etazini e ki youn nan prensipal fondatè plizyè òganizasyon solid kap travay pou devlòpman sosyo-ekonomik pèp la nan kad ONG yo (tankou Lanbi Fund ak Fonkoze), ki voye l pou mwen. Li pat fè okenn kòmantè nonpli. Mwen te reflechi anpil anvan m te afiche dokiman sa paske sous li ANONIM nan prezantasyon vityèl sa sou paj la, byen ke nou te toujou tande depi sou gouvènman konstitisyonèl la, jan gwoup Andy Apaid la (GNB) tap fè efò pou yo mache avèk yon "caravane de l'espoir" pou prezante nouvo kontra sosyal yo a. Kidonk, menm si nan dokiman sa sous lan parèt ANONIM, mwen kwè nou tout gen yon bon lide nan ki milye politik li soti. E kòm Max Bla
nchet pa janm voye, "de ma connaissance", okenn fabrikasyon (sa pa vle di lò li voye yon dokiman ke li dakò avè l), mwen deside vini avèk li sou fowòm lan pou ba nou tout opòtinite pran konesans tout sa ki anndan li, si nou vle.

[quote]Paske nan yon peyi kote kreol se premye lang li, yo ekri l an franse.[/quote]
Bon, Leonel, se konsa bagay la toujou pase nan peyi nou. Si kontra sosyal sa te ekri an kreyol, mwen pa tap gen bouch pou mwen pale, tèlman mwen ta sezi. Antouka, yon bagay mwen toujou reyalize sè ke Ayisyen renmen deklare lanmou yo gen pou Kreyòl la nan yon lang diferan de Kreyòl la. Nan ka sa, men sa nouvo kontra sosyal la di:

Code: Select all

 Les discriminations contre le créole. 
Ces discriminations que nous retrouvons aussi bien dans le système scolaire que dans les médias écrits et dans l'administration constituent pour une large tranche de la population un obstacle majeur à la jouissance pleine et effective des droits et privilèges
rattachés à la citoyenneté. De telles attitudes discriminatoires vis-à-vis de la seule langue parlée par l'ensemble de la population haitienne et principal instrument de lien social entre toutes et tous, contribuent de manière indiscutable à renforcer l'exclusion. 
[quote]De, kontra sa telman gen pawol ladan l, li pa enterese m telman pou m finn li l. Kidonk, e lot Ayisyen ki pa plim e ank yo?[/quote]
Bon, se pa la pwoblèm lan ye, paske ou ta kab pran l moso pa moso, seksyon pa seksyon. Ou pa blije li tout den kou. Pi gwo pwoblèm lan, dapre mwen, se kredibilite moun oswa gwoup ki redije kontra sosyal sa. Nou konnen odepa se panzouyis yo ye. Nan espas 13 lane, yo demontre an de fwa, ke si pèp la vote yon prezidan yo pa renmen, yo pap ezite òganize yon kou deta kont prezidan sa. Zafè kontra sosyal, se bèl bagay pou fè moun pale (an bon franse) de pwoblèm peyi a konfwonte. Men si ou pa dakò pou respekte vwa moun yo ke wap pale avèk yo a, kouman ou
ka atann ou aske moun sa yo pral enterese rantre nan deba avè w. Yo tou jis pral kite w ekri kontra sosyal sou do yo, kòm yon egzèsis mastibasyon entelektyèl.

Sa pa vle di pa gen bon lide nan kontra a non. Pou sa mwen li deja, gen bon bèt anndan l. Men tout sa se bèl mèvèy pou fè teyat, paske aktè yo pa gen okenn kredibilite nan je pèp la.

Sa raple m mèt kay la nan Ti Sentaniz ki tap plede li zafè jistis sosyal nan tout gwo liv yo, ki te toujou prèt pou li diskouri, men ki pa te wè yon mèd nan sa ki tap pase la anba je li.

KREDIBILITE A, SE PI GWO PWOBLÈM MESYE SA YO KOUNYÈ A. Menm ak lò, yo pa kapab achte l.

Gelin_

Post by Gelin_ » Wed Dec 07, 2005 4:36 pm

Blag blag blag...

Blag kontra sosyal sa a te bay anpil anvan mesye gnb yo te rive fè gagòt 2004 la. Pawòl kontra sosyal sa a te itilize pou okipe lespri entèlektyèl ak etidyan inivèsite, pou te fè yo konpran tap pral gen lapè ak lepwogrè nan 48 h aprè dechoukaj la. Tout moun konn sa k pase. Tout moun wè kijan yo ka "enplemante" kontra a.

Blag la tounen ankò kounye a. Pou ki rezon? Pou okipe lespri nèg kap reflechi nan moman eleksyon latwoublay sa yo. Pandan ke yap fouye zo nan kalalou pou eseye jwenn nannan yon devwa elokisyon, Piw......(m bwè rès la).....

gelin

Leonel JB

Post by Leonel JB » Thu Dec 08, 2005 4:55 am

On lOt ti obsEvasyon ke m fE, NEg yo pa menm mansyone Moun ki nan prizon ilegalman yo. Se kOm si yo te komEt on gwop krim.
Si pou on kontyyra sosial mache tout bon fOk gen jistis.
Kidonk, mwen pa bezwen al pi lwen.

Li lE pou nEg an Ayiti yo sispann zafE chyen manje chyen sa. Ayiti bezwen tout pitit li yo. Pa sElman, Les Tortues, Apaids, Bakers elatriye.

Nou nan yon enpass ki mande TEt Ansanm. On bon zanmi w kapab pou on lot pati politik. Se chwa pa l. Nou pa bezwen ap met tout rival politik nou nan prizon, epi parEt ak on simagri Kontra Sosyal...

Nou toujou panse ke pEp la sOt tout bon ( Mwen vle pale de GNB yo).

Yap file pEp la sou konn ti moun sEzan. Yo pap sis!

L'union fait la Force. Ayiti gen pou l chanje, make mo m.

leonel

Gelin_

Post by Gelin_ » Thu Dec 08, 2005 9:34 am

[quote]On lOt ti obsEvasyon ke m fE, NEg yo pa menm mansyone Moun ki nan prizon ilegalman yo. Se kOm si yo te komEt on gwop krim....[/quote]
leonel, mesye gwo ponyèt yo sòt bay lemonn antye yon apèsi de kijan de kontra yo vle pase ak sosyete peyi dayiti a. Nan 2 an ki sòt pase la yo, tout moun ka wè kijan yo vle pou peyi a mache. An verite, m pa konn ki ekzanp moun bezwen ankò pou konnen kisa yo gen nan djabout yo.

gelin

Leonel JB

Post by Leonel JB » Fri Dec 09, 2005 4:21 am

Gifrantz, w ap poze kandidati tou pou Prezidan?
Mwen ta renmen konnen si w ap viv an Ayiti?
Konbyen moun ou genyen nan Pati w la?
Pa konprann se nan betiz map pase w. Se jis mande map mande w.
Epi, ki jan de pwogram ou genyen pou devlopman Ayiti?
Mwen ta renmen jwenn pati w la, men mwen se on Ayisyen etranje. Ou pa mele ak moun tankou m.
L'inion se fOs
leonel

User avatar
admin
Site Admin
Posts: 2153
Joined: Thu Nov 13, 2014 7:03 pm

Post by admin » Mon Dec 12, 2005 2:35 pm

[quote]Fè kwè ke mwen pa vle wè Ayisyen Ameriken se yon kòstim mwen kwè ke Guy Antoine èspesyalman vle mete sou wen. Men li pap ka rive fè sa.[/quote]
Gifrants, ou dwe mete nan tèt ou ke mwen dòmi reve w! Se mizik ou sèl ki entrige m...

Kounyè a, ou mete ti bout fraz sa la pou konvèsasyon an retounen sou oumenm nan plas sijè orijinal la. Ou toujou fè sa. Ou pap sis!

Leonel JB

Post by Leonel JB » Fri Dec 16, 2005 5:49 am

Bon, on ti pwen ke m te vle touche ak nou.
Gen anpil moun ki konprann ke chanje Ayiti vle di ke tankou on kout zEklE, tab la ap vire. Sa vle di, moun ki rich ap tounen pOV e moun pOv ap vinn rich...
Sa fEt ke gen moun ki dOmi pOv epi yo leve rich, nan zafE drOg la. Men sa pa yon bagay ki realistik. mwen panse li difisil.
Sam vle, se yon peyi kote tout moun sipoze gen jistis, rich kon pOv. On peyi kote tout moun ap peye taks. On peyi kote wap jwenn elektrisite 24 sou 24. On peyi kote lekol ap pou tout moun endistenkteman. On peyi kote nap jwenn bon lopital (pa ti sant dyol bOkiE). On peyi, kote nou ka jwenn otorout nan tout depatman yo. On peyi kote moun an provens kap travay pou yo pa bezwen al viv pOto prens.
Kidonk, mwen pa pale menm jan ak on seri de moun ki panse ke PWOBLeM AYITI a se fE pEp la sOti nan misE.- Ki se yon bagay ki enposib. lemonn antye, ap chEche remEd sa, yo paka jwenn li. Paske, on sosyete gen tout kouch sosyal.
E malere yo toujou jwenn li pi difisil pou yo gen on ale mie. Kidonk, lE on nEg di ke li gen pwogram pou l chanje vi moun yo, fO nou ka mande l nan ki sans? Paske on peyi sou devlope tankou Ayiti, nou bezwen anpil Ed. Ket li te etranje ak peyi. Tout moun sipoze ede l.
Gen nEg ki pa konn menm de zandolit, e yo bezwen prezidan. Yo pa menm ka jere on kay, e yo bezwen jere peyi. Adje!!!
Ki pwogram on kandida? Ki plan yo??Ki kontak yo? PawOl yo bel e yo fasil. Men aksyon an se on lOt bagay.
LE nap gade pwoblEm Ayiti, li sanble ke se yon bagay fasil. Men, ba nou l pou n jere, li pa osi senp kesa. PrE de karant kandida, mwen ta renmen ke yo chita pou yo bay plan yo. Pa ekzanp, lEw pran on moun tankou Guy Philippe, on moun tankou kplim, on moun tankou Preval etsetera. Kisa yo kapab fE antan ke prezidan?
Li lE pou Ayisyen an sispann chwazi ak emosyon. FO nEg yo pwouve ke yo kab administre yon peyi. Montre sann ka fE ki ka pouse peyi a pi devan.
Youn nan resous ke mwen wE so far se Touris. Mwen pa konn
si nou wE lOt jan ke nou pwal ale alavan. PetEt youn nan nou ka banm lOt bagay. E se sak fE mwen pap kapab Prezidan. Vizion m pa bon. Na banm sann panse.
Men anpil chay pa lou
leonel

Post Reply