Elections - Que vaut ce Gouvernement ?

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T-dodo

Elections - Que vaut ce Gouvernement ?

Post by T-dodo » Tue Nov 15, 2005 7:25 pm

[quote]Le Gouvernement Alexandre/Latortue foule aux pieds les principes démocratiques et méprise les vertus républicaines. Le coup de grâce vient d'être assené à la Constitution en sollicitant l'assistance technique de la Junte Centrale Electorale dominicaine. Pourquoi a-t-on entrepris la réforme du CEP s'il n'est pas capable de préparer un Patron Electoral ? C'est pour la première fois que St Domingue est impliqué à ce point dans les affaires d'Haiti.Dans un passé récent Léon Manus, Jean Gilbert et Emmanuel Ambroise n'ont jamais manifesté la moindre velléité de solliciter l'assistance des étrangers sinon que comme observateurs. Le Gouvernement Intérimaire a tout entrepris pour porter notre mécontentement à son paroxysme. Il parait que la capacité d'indignation du Peuple haitien est épuisée puisque jusqu'à présent nous n'avons enregistré aucune protestation.


Malgré que le CEP soit incapable de fixer la date des élections, le Premier Ministre persiste et signe que le 7 février il y aura un Président au Palais National. Que vaut la parole de Gérard Latortue qui verse dans des professions de foi spectaculaires et des reniements successifs déroutants sans éprouver la moindre gêne.La plainte portée par le Gouvernement intérimaire devant un Tribunal fédéral américain contre Jean-Bertrand Aristide et ses ex-collaborateurs est un traquenard que nous tend ce rusé prédateur pour détourner notre attention en pleine campagne électorale. Cette démarche est fallacieuse, démagogique et indécente. Une telle décision est une insulte à notre intelligence. L'UCREF ou Unité Centrale de Renseignements Financiers, dans un dossier de 297 pages accuse Aristide et co d'avoir détourné 16 millions tout en les impliquant dans le trafic de la drogue.

Malheureusement il revient à Gérard Latortue qui n'a pas assez de crédit pour parler ni assez de vergogne pour se taire de porter un
dossier aussi lourd de conséquences devant un Tribunal de Miami. Il s'agit d'une échappatoire qui dissimule mal les jeux de main d'un Premier Ministre embarassé. Curieux paradoxe ! Tandis qu'on manisfeste l'intention de juger les dirigeants Lavalas, René Garcia Préval, frère siamois de l'accusé s'apprête à rentrer au Palais National avec la complicité de l'accusateur qui confirme qu'il n'a lancé aucun mandat contre Aristide. Il revient au prochain Gouvernement de le faire. Qui sera le Chef du prochain Gouvernement l'alter ego de Jean Bertrand Aristide. Sommes-nous au pays de Tintin pour accorder un zeste d'importance à une telle imposture? D'ailleurs le Gouvernement intérimaire légalement n'est pas compétent pour formuler une telle plainte.

Le Gouvernement intérimaire n'est pas constitutionnel et l'UCREF n'est autre qu'une création d'un Gouvernement de facto qui opère en dehors du Cadre administratif légal. Le détournement de plus de 16 millions de dollars du trésor public et l'imp
lication présumée dans le trafic de la drogue sont des affaires pénales La société est concernée. Il revient au Commissaire du Gouvernement de mettre l'action publique en mouvement. La loi pénale est d'application stricte. Compte tenu de la compétence ratione loci c'est à dire en fonction du lieu, il revient au tribunal local de juger les présumés coupables. Le Gouvernement Intérimaire dirigé par deux hommes de loi est mieux imbu que nous de la question. Pourquoi il embarque le pays dans une mascarade de jugement dans un Tribunal de Miami?

Le procès d'Aristide n'aura pas lieu parce que le pouvoir du Gouvernement Intérimaire est limité. Il ne peut pas intenter une action aussi élevée sans le Parlement.

ARTICLE 185:
Le Sénat peut s'ériger en Haute Cour de Justice. Les travaux de cette Cour sont dirigés par le Président du Sénat assisté du Président et du Vice-Président de la Cour de Cassation comme Vice-Président et Secrétaire, respectivement, sauf si des juges de la Cour de Cassation ou
des Officiers du Ministère Public près cette Cour sont impliqués dans l'accusation, auquel cas, le Président du Sénat se fera assister de deux (2) Sénateurs dont l'un sera désigné par l'inculpé et les Sénateurs sus-visés n'ont voix délibérative.

ARTICLE 186:
La Chambre des Députés, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres prononce la mise en accusation:
a) du Président de la République pour crime de haute trahison ou tout autre crime ou délit commis dans l'exercice de ses fonctions;
b) du Premieur Ministre, des Ministres et des Secrétaires d'Etat pour crimes de haute trahison et de malversations, ou d'excès de Pouvoir ou tous autres crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions;

Par opposition à la compétence ratione loci, une action en justice pourrait être orientée contre Jean Bertrand Aristide en tenant compte de la compétence ratione materiae c'est à dire en fonction de la matière. Il s'agit de transfert de fonds à l'étranger, d'investissement dans
des firmes étrangères fictives et de trafic de drogue. Plusieurs personnalités étrangères sont impliquées. Sous le Gouvernement de René Préval un Traité d'extraditon a été signé entre Haiti et les USA à ce dernier effet. Manuel Antonio Noriega est en train de pourrir dans une prison de Miami sous ce chef d'accusation.Mais on risque d'ouvrir la boîte de Pandore en accordant la parole à Jean Bertrand Aristide avec sa gueule de chimère devant un Juge américain. Il s'y attendait et a déjà rédigé son livre donnant l'inventaire de la comptabilité de ses clients américains perchés dans les hautes sphères de la politique à Washington. Ce sera l'Aristidegate! La plainte déposée devant un tribunal de Miami est un épouvantail agité la veille des élections pour forcer les sentiments de reconnaissance,obtenir l'appui et le dévouement des Amis américains de Jean Bertrand Aristide afin de garantir la permanence de la continuité lavalassienne dans la corruption avec René Préval.
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