Vague de protestations contre la décision de la Cour

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Vague de protestations contre la décision de la Cour

Post by admin » Thu Oct 13, 2005 8:01 pm

Vague de protestations contre la décision de la Cour de Cassation en faveur du candidat Siméus
Posté le mercredi 12 octobre 2005
Par Radio Kiskeya


La plupart des dirigeants politiques et candidats aux prochaines élections ont vigoureusement protesté mercredi contre l'arrêt de la Cour de Cassation faisant injonction au Conseil Electoral Provisoire de porter sur la liste des candidats à la présidence agréés le nom du richissime homme d'affaires haitiano-américain Dumarsais Siméus.

L'un des plus irrités par cette mesure, le dirigeant et candidat à la présidence du Grand Front Centre Droit (GFCD), Hubert de Ronceray, dénonce une entreprise louche soutenue par le pouvoir de l'argent. Il y a maintenant lieu de parler de marché électoral, ajoute-t-il, mettant l'accent sur le fait que la Cour de Cassation risque de plonger le pays dans l'
une des pires crises de son histoire.

Le candidat indépendant à la présidence Charles Henri Baker assimile la décision de la plus haute instance judiciaire de la république à une insulte à la fois pour le peuple et pour le pays. Rien ne justifie pareille décision quand l'intéressé lui-même a reconnu publiquement avoir acquis la nationalité américaine, a déclaré Baker lors d'une conférence de presse mercredi. Accusé lui-même d'être un américain, il affirme avoir déposé auprès du CEP toutes les pièces exigées par le Décret électoral.

L'ancien sénateur du Sud-Est sous la bannière de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) Yrvelt Chéry, fraîchement revenu d'un long séjour à l'étranger, fustige également la Cour de Cassation, s'en prenant particulièrement au Conseil Electoral pour s'interroger sur le fait de savoir laquelle des deux institutions cherche malicieusement à induire la population en erreur et à violer la constitution. Car, dit-il, alors que le motif officiel de l'exclusion de Siméus est s
a double nationalité, voilà que le dossier qui a été porté par devant la Cour et sur lequel celle-ci a statué repose sur une simple question de fausse déclaration de la part du candidat.

Précédant Yrvelt Chéry mercredi matin sur les ondes de Radio Kiskeya, le Coordonnateur national de l'OPL, l'ancien sénateur Edgard Leblanc, avait pour sa part refusé d'imaginer la présence de Siméus dans la course électorale. Promettant de réagir de façon plus significative après avoir pris connaissance de la teneur exacte de l'arrêt, Leblanc a toutefois annoncé des consultations dans le cadre de la Convention des Partis Politiques (réunissant 13 partis politiques) et une lutte sans merci en vue de faire respecter la Constitution.

Le candidat à la présidence du Mouvement de l'Unité Patriotique (MUP), Me Gérard Gourgue, a refusé mercredi de commenter en profondeur une décision dont il affirme n'avoir pas encore vu le texte. Cependant, nonobstant les motifs à l'origine de la décision de la Cour de Cassation, il af
firme que celle-ci a véritablement eu l'effet d'une bombe. Il y a lieu dit-il, de prendre très au sérieux la percée sur la scène d'un véritable « super poids lourd » (référence à Dumarsais Siméus) qui dispose d'énormes moyens comparés à ceux des autres acteurs sur le terrain, dans un pays où la population est dans le besoin, a-t-il fait savoir.

Me Gervais Charles, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Port-au-Prince, estime difficile de faire admettre que détenir un passeport étranger n'équivaut pas à une renonciation pure et simple de sa nationalité d'origine. Par contre, il croit que la Cour peut toujours revenir sur sa décision au cas où la preuve est clairement établie de la double nationalité non acceptée par la Constitution haitienne. Dans ce cas, dit-il, une procédure en destitution peut toujours être engagée contre quelqu'un qui a accédé à la présidence et dont on aura découvert la nationalité étrangère.

Pour le juriste Edwidge Lalanne du Centre Toussaint Louverture des Droits Humains, il
revient davantage de blâmer, à son avis, le CEP et le gouvernement de transition qui n'ont pas entrepris les démarches nécessaires et réuni les pièces indispensables à la vérification de la double nationalité de M. Siméus. Pour lui, le passeport de ce dernier ne saurait suffire à établir sa nationalité étrangère. [jmd/RK]


Radio Kiskeya
Posté le mercredi 12 octobre 2005
Par Radio Kiskeya



La plupart des dirigeants politiques et candidats aux prochaines élections ont vigoureusement protesté mercredi contre l'arrêt de la Cour de Cassation faisant injonction au Conseil Electoral Provisoire de porter sur la liste des candidats à la présidence agréés le nom du richissime homme d'affaires haitiano-américain Dumarsais Siméus.

L'un des plus irrités par cette mesure, le dirigeant et candidat à la présidence du Grand Front Centre Droit (GFCD), Hubert de Ronceray, dénonce une entreprise louche soutenue par le pouvoir de l'argent. Il y a maintenant lieu de parler de marché électora
l, ajoute-t-il, mettant l'accent sur le fait que la Cour de Cassation risque de plonger le pays dans l'une des pires crises de son histoire.

Le candidat indépendant à la présidence Charles Henri Baker assimile la décision de la plus haute instance judiciaire de la république à une insulte à la fois pour le peuple et pour le pays. Rien ne justifie pareille décision quand l'intéressé lui-même a reconnu publiquement avoir acquis la nationalité américaine, a déclaré Baker lors d'une conférence de presse mercredi. Accusé lui-même d'être un américain, il affirme avoir déposé auprès du CEP toutes les pièces exigées par le Décret électoral.

L'ancien sénateur du Sud-Est sous la bannière de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) Yrvelt Chéry, fraîchement revenu d'un long séjour à l'étranger, fustige également la Cour de Cassation, s'en prenant particulièrement au Conseil Electoral pour s'interroger sur le fait de savoir laquelle des deux institutions cherche malicieusement à induire la population en erre
ur et à violer la constitution. Car, dit-il, alors que le motif officiel de l'exclusion de Siméus est sa double nationalité, voilà que le dossier qui a été porté par devant la Cour et sur lequel celle-ci a statué repose sur une simple question de fausse déclaration de la part du candidat.

Précédant Yrvelt Chéry mercredi matin sur les ondes de Radio Kiskeya, le Coordonnateur national de l'OPL, l'ancien sénateur Edgard Leblanc, avait pour sa part refusé d'imaginer la présence de Siméus dans la course électorale. Promettant de réagir de façon plus significative après avoir pris connaissance de la teneur exacte de l'arrêt, Leblanc a toutefois annoncé des consultations dans le cadre de la Convention des Partis Politiques (réunissant 13 partis politiques) et une lutte sans merci en vue de faire respecter la Constitution.

Le candidat à la présidence du Mouvement de l'Unité Patriotique (MUP), Me Gérard Gourgue, a refusé mercredi de commenter en profondeur une décision dont il affirme n'avoir pas encore
vu le texte. Cependant, nonobstant les motifs à l'origine de la décision de la Cour de Cassation, il affirme que celle-ci a véritablement eu l'effet d'une bombe. Il y a lieu dit-il, de prendre très au sérieux la percée sur la scène d'un véritable « super poids lourd » (référence à Dumarsais Siméus) qui dispose d'énormes moyens comparés à ceux des autres acteurs sur le terrain, dans un pays où la population est dans le besoin, a-t-il fait savoir.

Me Gervais Charles, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Port-au-Prince, estime difficile de faire admettre que détenir un passeport étranger n'équivaut pas à une renonciation pure et simple de sa nationalité d'origine. Par contre, il croit que la Cour peut toujours revenir sur sa décision au cas où la preuve est clairement établie de la double nationalité non acceptée par la Constitution haitienne. Dans ce cas, dit-il, une procédure en destitution peut toujours être engagée contre quelqu'un qui a accédé à la présidence et dont on aura découvert la nationalité é
trangère.

Pour le juriste Edwidge Lalanne du Centre Toussaint Louverture des Droits Humains, il revient davantage de blâmer, à son avis, le CEP et le gouvernement de transition qui n'ont pas entrepris les démarches nécessaires et réuni les pièces indispensables à la vérification de la double nationalité de M. Siméus. Pour lui, le passeport de ce dernier ne saurait suffire à établir sa nationalité étrangère. [jmd/RK]


Radio Kiskeya

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