Gérard Juste's candidate of the Lavalas Party

Post Reply
User avatar
admin
Site Admin
Posts: 2153
Joined: Thu Nov 13, 2014 7:03 pm

Gérard Juste's candidate of the Lavalas Party

Post by admin » Tue Sep 06, 2005 11:07 am

Posted on Monday, September 5, 2005
by Radio Kiskeya

The party Fanmi Lavalas of Jean-Bertrand Aristide announced Monday in Port-au-Prince that it selected Father Gérard Jean-Juste, who is currently in jail, to be its candidate for president in the coming elections. This decision was made public at a press conference. The panelists did not clarify, however, if the "leader for life" of the party, Jean-Bertrand Aristide, currently in exile in South Africa, had given his unequivocal approval to this choice, which runs counter to his interests in more than one way.

In a meeting that took place at the headquarters of the Aristide Foundation for Democracy in Tabarre (North of the capital) in the context of what was characterized as the renewed unity between the base and the cadres of the party, Lavalas representatives spoke with one voice. In the meeting room
that displayed posters of Aristide, in the presence of dozens of charged-up activists, for the first time one could see side by side the following people: former parliamentarians Gérard Gilles and Rudy Hériveaux, Jean-Claude Desgranges, former head of Aristide's cabinet, his former political adviser, Dismy César, Father Yvon Massac, who has resurfaced after a long political absence, and representatives from popular neighborhoods, Lesly Gustave and René Montplaisir. The latter announced that the party will officially register Father Jean-Juste on September 13, following huge demonstrations. "We will be mobilizing between 300,000 and 400,000 people in Cité Soleil to be joined by large crowds from Bel-Air and other popular neighborhoods to demonstrate Tuesday in front of the headquarters of the Electoral Board. He also announced that people from Bel-Air and Delmas 2 will continue to demonstrate on Wednesday...

Fanmi Lavalas désigne le prêtre-détenu Gérard Jean-Juste comme son candidat à la Présidence

Le parti d'Aristide jette un pavé dans la mare en faisant ce choix politique polémique
Posté le lundi 5 septembre 2005
Par Radio Kiskeya

Le parti Fanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide a annoncé lundi à Port-au-Prince avoir fait choix du père Gérard Jean-Juste, actuellement en prison, pour le représenter aux prochaines présidentielles. Cette décision sans précédent a été rendue publique lors d'une conférence de presse, sans que les conférenciers n'aient pu dire clairement si le « leader à vie » du parti, Aristide, en exil en Afrique du Sud, a approuvé sans équivoque un tel choix qui peut lui être politiquement préjudiciable à plus d'un titre.

Réunis au siège de la Fondation Aristide pour la démocratie à Tabarre (nord de la capitale haitienne), dans le cadre de ce qui a été présenté comme l'unité retrouvée entre « la base » et les cadres du parti, les représentants de Fanmi Lavalas se sont exprimés d'une seule voix. Dans la salle ornée de posters à l'effigie d'Aristide, en présence
de plusieurs dizaines de partisans chauffés à blanc, se trouvaient côte à côte -pour la première fois depuis longtemps- les ex-parlementaires Gérald Gilles et Rudy Heriveaux, Jean-Claude Desgranges, ancien chef de cabinet d'Aristide, de même que son ancien conseiller politique Dismy César, le père Yvon Massac, revenu de longs mois d'absence politique, sans oublier les représentants des quartiers populaires Lesly Gustave et René Momplaisir. Ce dernier qui se trouvait parmi les principaux intervenants, a annoncé pour le 13 septembre prochain, le dépôt officiel de la candidature de Gérard Jean-Juste qui sera précédé, dit-il, de manifestations colossales. « Nous allons mobiliser 300 à 400 mille personnes à Cité Soleil (nord de la capitale), entraîner le Bel-Air (centre) et d'autres quartiers populaires dans notre sillage, afin de faire une grande démonstration populaire mardi en faveur du père Jean-Juste, devant le siège du Conseil Electoral Provisoire » a affirmé sur un ton enflammé René Momplaisir, basé en prin
cipe à Cité Soleil. Il a promis que les quartiers du Bel-Air et de Delmas 2 (nord) notamment prendraient le relais, le lendemain mercredi.

Pour sa part, l'ancien sénateur contesté Louis Gérald Gilles, un temps en disgrâce en compagnie de ses amis Rudy Hériveaux et Yvon Feuillé, accusés de dissidence, s'est montré totalement en phase avec le discours de la base de Fanmi Lavalas. « Contrairement aux autres partis classiques, traditionnels, au sein de Fanmi Lavalas, nous sommes à l'écoute du peuple et nous avons décidé d'appuyer le choix des masses de promouvoir la candidature du père Jean-Juste. Il est éligible puisqu'il est un prisonnier de conscience, reconnu par Amnesty International et qui n'a jamais été condamné » a martelé Gilles.

Dans une interview à Radio Kiskeya, Rudy Hériveaux a repris à son compte les mêmes arguments. Il a estimé que les chances de succès du prêtre Lavalas aux prochaines élections sont très élevées, arguant de l'énorme « côte de popularité » de son parti en Haiti.



Considéré comme le principal représentant de l'ancien dictateur auprès de ses troupes, Gérard Jean-Juste est incarcéré depuis le 21 juillet, après avoir été dénoncé par la clameur publique en marge des funérailles du journaliste Jacques Roche, sauvagement assassiné à l'issue de quatre jours de séquestration. Le curé de la paroisse Sainte-Claire à Petite Place Cazeau (nord de Port-au-Prince) s'était rendu à l'église St-Pierre de Pétion-Ville (est de la capitale) dans le but d'officier aux funérailles de la victime contre la volonté de ses proches qui, au contraire, l'accusaient de complicité dans la perpétration du crime.

Arrêté une première fois en octobre 2004, pour son implication présumée dans la campagne de terreur dénommée « Opération Bagdad », le prêtre qui dispose d'un solide réseau de relations aux Etats-Unis, avait dû être libéré en novembre par les autorités haitiennes, soumises alors à d'intenses pressions internationales.

Depuis le début de son deuxième emprisonnement, Gérard Jean-
Juste dont l'avocat est américain, bénéficie d'une puissante campagne à laquelle se sont joints une trentaine de congressmen, des Evêques et des juristes américains pour exiger sa libération immédiate. Le détenu avait révélé, la semaine dernière, son intention de briguer la Présidence avec la « bénédiction d'Aristide ».

En plus d'être potentiellement dommageable à la cause de Jean-Bertrand Aristide, celle de l'éternel retour, la désignation de Jean-Juste -un candidat derrière les barreaux- pourrait représenter un sérieux risque d'imbroglio politico-judiciaire dans lequel les dirigeants Lavalas chercheraient à faire tomber le régime intérimaire, avec l'espoir secret de conséquences incalculables sur le processus électoral. spp/RK

Post Reply