Carney replacing Foley?

Post Reply
T-dodo

Post by T-dodo » Mon Aug 15, 2005 6:24 am

[quote]Plaidoirie de James B. Foley en faveur de Yvon Neptune avant son départ d'Haiti
Aristide n'a jamais été kidnappé, dit-il
Posté le vendredi 12 août 2005
Par Radio Kiskeya

L'ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, James B. Foley, a fustigé vendredi la justice haitienne en raison de la libération de l'ex-paramilitaire Louis Jodel Chamblain alors que l'ex-premier ministre lavalas Yvon Neptune est encore en prison.

Pour James B. Foley qui en était à sa dernière conférence de presse à l'occasion de son départ d'Haiti, la libération de Chamblain (qui fut aussi l'un des co-leaders de l'insurrection armée contre Jean Bertrand Aristide en janvier-février 2004), va contribuer à ternir davantage l'image d'Haiti à l'extérieur. Le système judiciaire ne fonctionne pas en Haiti, dit-il, donnant l'assurance que la communauté internationale va aider les autorités haitiennes à le réformer.

In
sistant sur le cas de Neptune, le diplomate révèle que l'ex-Premier ministre avait joué un rôle important dans la mise en place du gouvernement de transition. Les Etats-Unis, dit-il, inscrivent désormais le cas de M. Neptune au chapitre des violations des droits humains. Il prévient tous ceux qui se rendent coupables de telles violations qu'ils ne seront pas les bienvenus aux Etats-Unis (référence implicite à d'éventuelles mesures de suspension de visas d'entrée des concernés aux Etats-Unis).

Evoquant directement l'affaire de La Scierie dans le cadre de laquelle M. Neptune se trouve encore incarcéré, M. Foley a pris ses distances par rapport à ceux qui nient qu'il y ait eu tuerie ou massacre et qui prétendent qu'il se fut simplement agi d'affrontements entre des factions armées. Il soutient cependant qu'aucun témoignage n'a encore établi la responsabilité directe de M. Neptune dans ces incidents. M. Neptune aurait quand même pu être poursuivi en justice, mais, dit-il, l'ex-Premier ministre est resté un
an en prison sans avoir été présenté par-devant un juge.

Aux partisans d'Aristide impliqués dans la violence, l'ambassadeur sortant américain a lancé le message à savoir que les armes ne les conduiront nulle part. Ils sont aujourd'hui seuls, ils ont été abandonnés après qu'ils aient été trompés à divers points de vue, indique-t-il. « D'abord, Jean Bertrand Aristide n'a jamais été kidnappé, comme il le prétend ». James B. Foley affirme à ce sujet que le leader lavalas a personnellement sollicité son concours pour sortir du pays, lui demandant d'éviter que son projet ne s'ébruite afin que ses partisans les plus zélés ne réagissent. En ce sens, révèle l'ambassadeur, l'ex-Président avait éloigné ses gardes du corps les plus dangereux en leur confiant de fausses missions, le temps pour lui de contacter certaines des personnes qui devaient l'accompagner dans son exil volontaire, le 29 février 2004. L'ancien prêtre de St Jean Bosco avait également pris le soin de démobiliser ses "chimères" (partisans armés)
qui avaient, avec le feu vert des autorités, érigé des barricades autour de la luxueuse résidence d'Aristide dans la commune de Tabarre (nord de la capitale).

« Aristide était notre ami. Nous lui avons sauvé la vie à deux reprises (1991 et 2004). Nous avons envoyé 20.000 hommes de troupes le ramener en Haiti. C'est lui qui a changé, pas nous », a déclaré le diplomate, le visage fermé.

L'ambassadeur démissionnaire souligne que les partisans d'Aristide ont été induits en erreur sur le soutien international dont bénéficierait ce dernier. Il n'en est rien, a-t-il dit. C'est faux également, ajoute-t-il, que l'Union Africaine et la CARICOM ne supportent pas les élections en Haiti. Très amer, Foley a énuméré quatre mensonges que l'ancien dictateur n'a cessé de répéter, depuis son départ de Port-au-Prince.

Concernant la sécurité, James B. Foley, félicite la mission de l'ONU et la Police Nationale d'Haiti pour le travail accompli afin de venir à bout de la violence et de l'insécurité. Il appelle l
es partisans de l'ex-Président Aristide à déposer les armes.

A propos des élections, James B. Foley encourage les partis politiques à ne pas accepter que leur campagne soit financée par le secteur de la drogue. Il invite ceux qui appartiennent à ce secteur à se tenir à l'écart des élections. Il a averti que les Etats-Unis couperont toute aide à Haiti si le gouvernement issu des prochaines élections est impliqué dans le trafic illicite des stupéfiants et les violations des droits humains.

James B. Foley a enfin affirmé que son départ d'Haiti n'a absolument rien à voir avec la politique. Cette décision remonte à plus d'un an et le secrétaire d'Etat américain d'alors, Collin Powell, en avait été informé, précise-t-il.

James B. Foley est remplacé à son poste, à titre de chargé d'affaires a.i., par l'ex-ambassadeur des Etats-Unis en Haiti, Thimothy Michael Carney. Ce dernier est arrivé vendredi à Port-au-Prince. [jmd/RK]

Radio Kiskeya[/quote]

Post Reply