Analysis of the Alliance of Remissainthe & Grenn Sonnen

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T-dodo

Analysis of the Alliance of Remissainthe & Grenn Sonnen

Post by T-dodo » Sun Apr 17, 2005 9:39 am

A friend of mine sent me this. I thought I would share it with you.

[quote]Thèmes de l'Emission de la semaine
Orlando le 15 avril, 2005

Actualités Politiques : Grandes Lignes
Deux ex-militaires Ravix Rémisainth et Jean Anthony alias Grenn Sonnen ont été tués respectivement le samedi 9 et le dimanche 10 avril, à Delmas, par une intervention combinée de la PNH et de la Minustah. Ravix, au lendemain du renversement du régime lavalas auquel il a contribué, revendiquait la réhabilitation de l'Armée d'Haiti. Sonnen, après le départ d'Aristide pour l'exile, s'était engagé dans le terrorisme comme forme de lutte pour ramener Aristide au pouvoir. Il se trouve qu'au départ ils étaient en train de poursuivre des intérêts diamétralement opposés, mais pressurant simultanément le même gouvernement. Du coté de Ravix, anti-lavalas, l'ex
igibilité de la promesse de réhabilitation de l'Armée d'Haiti et du coté de Sonnen, pro-lavalas, le rétablissement du pouvoir lavalas.

De tous les groupes armés, les ex-militaires sont ceux qui ont causé politiquement le plus grand tort au gouvernement provisoire, en réduisant sa sphère d'autorité, par l'annexion des villes. Les défis et ultimatum lancés par Ravix, qui entre-temps s'était proclamé chef suprême de l'Armée, ont contribué à la détérioration de ses relations avec le Gouvernement.

Les commissions formées par le gouvernement, responsables du dossier des ex-militaires, ont eu plusieurs négociations, qui ont abouti. Certains ont accepté la réintégration dans la PNH. D'autres, comme ceux du Nord, ont accepté le désarmement symbolique, la démobilisation et la réintégration. Ravix s'y est opposé catégoriquement, au point où, on était à se demander, s'il n'avait pas un agenda politique inavoué. De fait, il s'est cantonné dans l'affrontement constant contre le gouvernement.

Entre-temp
s Sonnen, semant la terreur dans son fief, la zone de Delmas, violence, kidnapping, extorsion, braquage, vol de voiture, interruption de la paix publique, gagnait rapidement en notoriété. Partageant l'attention des médias, il avait accès aux micros des radios les mieux cotées de la République. Et des fois, faisait la une. L'échec humiliant essuyé par Ravix, en septembre, dans sa tentative de confiscation de la résidence d'Aristide à Tabarre pour en faire sa caserne, le porta à chercher et à obtenir une alliance avec Sonnen, un ex-militaire du bataillon tactique des Léopards. Bien que Sonnen ait visité plusieurs des campements d'ex-militaires, accompagné de Ravix, et particulièrement ceux du Plateau Central, Sonnen n'a jamais acquis un rayonnement national. Sa sphère d'activité s'est limitée strictement qu'à la criminalité dans son fief et ses environs. Il n'avait pas la dimension politique, ni le leadership de Ravix. Sonnen très spectaculaire, était plutôt nuisible, comme terroriste et chef de gang, mais ne c
onstituait pas une menace politique comme Ravix.

Le délogement des ex-militaires, le 20 mars, des villes de Petit Goâve et de Terre Rouge, a secoué Ravix. La panique causé par ce nouvel échec l'a porté à passer à l'offensive, passant de l'affaiblissement, par l'annexion des villes, à la déstabilisation du gouvernement par l'action subversive. Il faut remarquer qu'il ne s'est pas adressé aux leaders de parti politique qui le supportent et l'encouragent. Il s'est engagé à rechercher une alliance avec un secteur politique ayant une capacité de violence éprouvée, une alliance politique avec les lavalassien, en République dominicaine. Cette alliance a surpris et inquiété tout le monde, mais c'est l'ambassadeur James Foley, qui s'est empressé de la dénoncer et de la condamner publiquement (moun qui tué couleuvre la … …). L'antimilitarisme étant un réflexe lavalassien, leur tempérament totalitaire et le sentiment de suffisance, qu'ils éprouvent, ayant la fausse conscience d'être, jusqu'à présent, le parti le
plus populaire et le plus fort, ne les incitent pas à l'alliance, mais plutôt au bout de chemin, avec une perspective de mystification et d'exploitation. Même paniqué par le délogement, Ravix n'aurait pas du tenter cette alliance avec les lavalassiens.

Certes, dès le départ la Minustah a compris que l'action des ex-militaires, était politiquement plus dangereuse, en causant directement la réduction de la sphère de l'autorité de l'Etat. Elle a fait de Ravix sa cible préférée, en s'opposant directement à toute activité de Ravix à la capitale. Mais le comportement ambivalent du gouvernement envers les insurgés armés et les ex-militaires, a forcé la Minustah à avoir une certaine retenue dans sa poursuite de Ravix. La recherche de cette alliance avec les lavalassiens en République dominicaine a provoqué un choc et une rupture. Elle est perçue comme une mésalliance, un danger éminent de déstabilisation et un obstacle certain aux élections. Pire, elle a rendu Ravix politiquement irrécupérable. Ravix a touché
au proverbial « Third rail ».

Quel est le contexte qui a précédé et suivi la mort de Ravix ?

Le 18 mars, à la convention de la Francophonie, les altermondialistes font leur entrée en scène en grande pompe à Cayenne, avec la proposition impressionnante de 380 projets à haute intensité de main d'œuvre liés spécifiquement au 1.3 milliards de dollars d'aide étrangère, mais aussi avec un financement substantiel de la CARITAS (réorganisation des éléments de base populistes) ;

Le 20 mars, délogement des ex-militaires des villes de Petit Goâve et de Terre Rouge par la Minustah ;

Au cours de la même semaine, recherche d'alliance par Ravix avec les lavalassiens en République dominicaine ;

Le 31 mars, Louis Joinet entre, pour pressurer le gouvernement, la PNH et la Minustah, et s'assurer le succès du passage de la délégation du Conseil de Sécurité de l'ONU (ECOSOC), (la sécurité et le désarmement étant des préoccupations majeures) ;
Le 31 mars, débarquement de la PNH et de la Mi
nustah à la Cité Soleil ;

Le 1er avril L'ambassadeur des Etats-Unis, James Foley, dénonce et condamne l'alliance conclue entre des lavalassiens et des ex-militaires ;

Le 4 avril, l'arrivée de La Mission d'Investigation et de Solidarité avec Haiti, dirigée par le Prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel, et Nora Cortinas ;

Le 8 avril, le rapport préliminaire de cette mission, réitérant la même vision des autorités brésiliennes et argentines de la crise haitienne, suggérant le retrait de la Minustah. Le sous-titre du rapport : « Le problème d'Haiti n'est pas de nature militaire ».

Le 9 avril, invité par un membre de la commission en charge du dossier des ex-militaires, en vue d'une négociation, Ravix rentre à Port-au-Prince, et est tué dans un accrochage à Delmas avec la PNH et la Minustah ;

Le 10 avril, Jean Anthony alias Grenn Sonnen est tué dans une embuscade organisée à sa poursuite par la PNH et la Minustah ;

Le 12 avril, la délégation du Conseil de Sécurité
de l'ONU ECOSOC entre dans une atmosphère plus paisible, moins inquiétante et moins tendue ;

En 23 jours, du 18 mars au 10 avril, dans un lapse de temps relativement court, il y a eu des changements extraordinaires et radicaux : 380 projets à haute intensité de main d'œuvre, financement de la CARITAS, délogement des ex-militaires, alliance entre Ravix et les lavalassiens, dénonciation et condamnation sévère de l'ambassadeur américain de cette alliance, interventions et interférences de Louis Joinet, collaboration spontanée et surprenante entre la Minustah et la PNH, débarquement de la PNH et de la Minustah à la Cité Soleil, Ravix est devenu la cible. Certes, le porte-parole de la PNH déclare qu'il ne négocie pas avec un criminel, mais Ravix n'était pas invité pour venir négocier avec la PNH, mais avec la commission en charge du dossier des ex-militaires.

Mais il y a quelque chose, dont on n'est pas absolument certain, mais qui est rapportée dans plusieurs sites de l'Internet, que Ravix et celui
qui l'a invité à la négociation, aient échangé publiquement à la radio les numéros de leurs téléphones cellulaires. Si c'est vrai, Ravix en le faisant avait signé son arrêt de mort. De fait Ravix est mort conversant avec sa femme utilisant son cellulaire. Elle a entendu au téléphone, les rafales qui ont tué son mari, ses dernières volontés et son dernier soupir. Il est évident que l'on ne peut pas tenir rigueur à un sergent de l'Armée d'Haiti de comprendre les méandres du système téléphonique cellulaire et de saisir la nécessité pour chaque cellule d'établir l'identité et les coordonnées des sources de signaux qu'elle reçoit et vers quoi elle transmet. C'est ce protocole qui permet le maintien d'une conversation sans interruption, passant d'une cellule à l'autre, entre deux ou trois interlocuteurs en se déplaçant chacun dans son véhicule dans des endroits différents. Mais quant au cadre haut gradé cette mesure de sécurité n'aurait pas du lui échapper. On espère, pour le haut gradé, que l'échange de numéros n
'ait pas eu lieu !

L'autre considération est de nature purement politique. On ne peut pas être un chef de parti politique et ne pas être conscient constamment des moindres remous et changements aussi minimes qu'ils soient, leurs significations et leurs conséquences, sur la scène politique. Et quand il y a un doute on s'abstient. C'est l

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