Laisser-passer

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Laisser-passer

Post by » Fri Nov 12, 2004 1:42 pm

De: Robert Benodin
Fecha: 11/12/04 14:41:29
Para: *RDNP4 News

Laisser-passer
Par Jean Erich René
12 nov. 04

Pour avoir accès à l'internet il faut un mot de passe. Pour tirer de l'argent sur les guichets automatiques, il faut une puce électronique et un numéro de code. Certaines institutions publiques et privées réclament souvent un document officiel: un permis de conduire, un acte de naissance etc. ... En Haiti en dehors de ces pièces d'identité courantes les sectes secrètes du vaudou délivrent un laisser-passer afin de permettre à son détenteur de circuler librement la nuit. Il s'agit là d'une facette de la vie nocturne haitienne complètement ignorée par beaucoup de nos compatriotes. Mais les membres des sectes secrètes, les couches-tard sollicitent un laisser-passer moyennant une certaine indemnité. Sans quoi ils risquent de faire les frais d'amères expériences, s'ils ne s'évaporent pas tout bonnement dans la nature. C'est ainsi, assez souvent, on entend raconter des anecdotes au sujet de gens disparus jamais retrouvés. Notre intention, ce n'est pas de faire la promotion du laisser-passer mais de vous mettre au courant de certains aspects ténébreux de la vie sociale haitienne que notre culture Griot, cherche à tout prix à cacher par une conspiration du silence. Pour répéter Carl Brouard: "Pour connaître les humains, il faut vivre avec eux". Nous pouvons renchérir en disant: pour mieux vivre avec les humains il faut bien les connaître sans quoi on risque d'essuyer certains revers.

C'est quoi un laisser-passer?

Un laisser-passer c'est une feuille de papier de 3 ou 4 pages délivrée par l'administration des sectes secrètes et autorisant le porteur à marcher la nuit sans aucune crainte. Il n'a qu'à l'exhiber en cas d'une mauvaise rencontre. Même les membres des sociétés secrètes doivent s'en prémunir pour se rendre aux rassemblements nocturnes. Il y a plusieurs bandes, donc le laisser-passer permet d'éviter les conflits entre les bandes et assurer ainsi une coexistence pacifique. Cependant les jamais dodo, les noctambules même quand ils ne font pas partie des sociétés secrètes, jugent nécessaire et utile de le porter afin de se protéger de toute attaque éventuelle. Les chauffeurs de camion qui voyagent la nuit outre leur licence délivrée par le service de la circulation des véhicules, rentrent également sous le parapluie des sectes vaudou en se procurant leur laisser-passer. Les voyageurs de nuit tels que les marchands ambulants, les madames Sara qui sillonnent pédestrement ou sur leurs bourricots les communautés rurales avec leurs étales connaissent très bien cette tranche de vie haitienne. Il s'agit d'un commerce lucratif qui permet aux houngans de faire des recettes annuelles assez élevées. Un laisser passer coûte à peu près 20 $ actuellement en Haiti.

Que contient un laisser-passer?

Le contenu d'un laisser passer varie avec la secte qui l'a délivré. Chaque secte a sa marque caractéristique. Puisqu'il y a plusieurs sectes il y a des logos différents choisis par chaque secte. Mais quel que soit l'échantillon choisi, un laisser-passer est constitué d'une feuille de papier timbré de format 40x20 cm. Rappelons qu'une feuille de papier timbré est un document officiel en vente au bureau des Contributions. Il porte l'emblème de la République et ses armes. De plus pour confirmer son caractère officiel, un timbre-poste est collé dessus. Le motif du laisser-passer varie avec la secte en question. Néanmoins l'exemplaire que nous avons sous nos yeux affecte la forme suivante:

Sur la première page on voit la caricature d'un homme grossièrement dessiné au crayon. A droite de ce croquis on peut lire les phrases suivantes:

République D'Haiti
Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le St Esprit, Amen.

Librement, au nom de M................le bénéficiaire recommandé par Maître Carrefour, Monsieur Grand Chemin et Mme Grand Bois et par des Oraisons Magnificat, Animam meam, Christ, Sancto. Amen

Chef des loas rebelles, roi Mackandal non pas Mackandal fait homme, la nuit comme le jour. Feu, Vent, Tempête, arrête-toi. Amen

A gauche du croquis on peut lire la phrase suivante: Recommandé par Mr et Mme Partout.

La deuxième page comporte l'incantation suivante :

Alté, Altar, Atélar, Orme, Je crois pater noster. Ave Maria sans tâche. Par Roi Gaspard, Roi Balthazar et le Roi Micho. Amen.

Sur la troisième page du laisser-passer on observe une grande croix violette portant les mentions suivantes dans un carré blanc: Au sommet de la croix: Recommandé par Sainte Croix Partout. A gauche: Recommandé par St Mathieu et par ST Marc. A droite recommandé par St Luc et St Jeune.

Sur la quatrième page trône une grande croix avec un carré blanc mais les branches sont vierges.

Pour ne pas porter les stigmates de l'ignorance certains de nos compatriotes qui se gargarisent de connaissances exotiques éprouvent un malaise à aborder certaines questions relatives au vaudou. Ils éprouvent une fausse honte à en débattre mais ne refusent pas les offices d'un houngan le cas échéant. Le laisser-passer est une pratique courante mais secrète au sein de la société haitienne. Tant pis pour les intellectuels au cerveau bourré de rationalisme cartésien. Ils pensent qu'en dehors des Grecs et des Romains il n'y a pas de civilisations. En tout cas en Haiti, la protection du laisser-passer est effective à toutes les périodes du jour et de la nuit. Celui ou celle qui s'enhardit de circuler délibérément peut se faire attraper au cours de la nuit par les Sans-Poils, les Vlinbindingues à la recherche d'un Cabri sans cornes ou d'un cochon sans poils. Ces affirmations ne sont pas des fabulations juste imprimées sur la toile pour capter l'admiration émotionnelle de certains lecteurs. Le Docteur Jean Kerboul nous apporte son éloquent témoignage à ce sujet. Oyez !

Le 20 avril 1967, une foule curieuse se précipita devant la gendarmerie de Grande Rivière du Nord. On vient d'arrêter un homme accompagné d'un garçon de 15 ans qu'il essayait d'enlever en le lançant avec une corde. Ce garçon s'appelait Vénélus. Il voulait se laver les pieds dans un ravin. Brusquement il vit arriver un inconnu qui lui a intimé l'ordre d'avancer. Il a refusé et le voilà ligoté et déjà monté sur la croupe du cheval de son ravisseur qui file à toute vitesse. Fort heureusement, chemin faisant Vénélus a rencontré un groupe de passants qu'il connaît très bien. Il s'est jeté par terre et s'est empressé de raconter son aventure. Le Cavalier fut saisi et traîné à la gendarmerie de Grande Rivière du Nord. Chose curieuse, peu de temps après est arrivé le patron du ravisseur, un grand planteur de la région qui a acheté sa tête en obtenant l'affranchissement immédiat de son protégé. Tout laisse entendre que c'est ce grand propriétaire terrien qui profite de ces captures afin d'augmenter le nombre de zombis qui travaillent dans ses champs. Le ravisseur n'est qu'un simple agent de recrutement.

L'Etat haitien n'a jamais pris les mesures nécessaires pour arrêter des actes aussi barbares. On ferme les yeux sur les grands propriétaires terriens qui ont amassé leurs fortunes dans l'agriculture grâce au trafic des zombis. La société haitienne affiche une grande hypocrisie autour de cette question. Au contraire on préfère s'entourer de lâches précautions en achetant son laisser-passer afin de ne pas en être victime. L'élite économique haitienne est fortement ancrée dans les pratiques vaudou, sources de richesse et de protection mais on s'en cache. Quant aux dirigeants politiques, n'en parlons pas, ils en font leur levier de commande.

Vers les années 1940, 1945, 1948, des intellectuels haitiens ont tenté de récupérer le vaudou afin de le dégager de ses scories. Ce climat favorable soulevé par l'intelligentsia haitienne pour réhabiliter le vaudou lui a vraiment permis d'avoir accès au musée et d'occuper une place de choix dans le folklore haitien. Malheureusement il y a aussi une ethnographie militante c'est à dire des intellectuels haitiens versés dans la politique. Au contraire ils en profitent pour augmenter leur capital politique et bâtir leur leadership. Pour pérenniser au pouvoir ils se livrent à toutes sortes de sortilèges. Dans ce cas, qui va débarrasser le vaudou de ces pratiques maléfiques qui tendent à le diaboliser. Beaucoup d'Haitiens et d'Haitiennes, à tort ou à raison, ont une peur viscérale, une phobie du vaudou à cause de certaines pratiques criminelles. La vie nocturne n'est-elle pas possible en Haiti? Est-ce qu'on est bien obligé de se munir d'un laisser-passer pour éviter de tomber dans le filet de certains malfaiteurs? A vous d'en débattre mais, ignorer le problème c'est l'encourager.

Gelin_

Post by Gelin_ » Fri Nov 12, 2004 3:34 pm

Je connais personellement un homme qui a éte enlevé par une société secrète de ce genre dans la région du bas-plateau central. Il est encore en vie pourtant.

Oui, René, c'est une pratique dont on n'ose pas parler mais qui semble exister surtout dans les endroits reculés du pays, dans le pays 'en-dehors' comme on dit. L'expression 'Vann ou manje moun' ne fait-elle pas partie de notre vocabulaire? Y a t-il une différence entre un bizango et un zenglendo...?

Jonas
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Post by Jonas » Fri Nov 12, 2004 7:28 pm

Je ne vais pas défendre le Vaudou, parce que pour moi, toutes les religions sont les mèmes, à base de superstitions.

Ce que je ressens, c'est cette tendance qu'a Erich René à associer certaines pratiques avec le Vaudou, je l'ai affronté sur cette question sur d'autres forums.

Les sociétés secrètes existent dans toutes les cultures. La fameuse société dont sont membres George Bush père et fils, "Skull and Bones", pense-t-on qu'elle est différente des Vlingbinding?

Les Vlingbinding n'ont pas une batisse comme le "Tombs" pour se réunir, ils se rencontrent la nuit.

Et dans cette discussion que j'avais avec René, il mentionnait les lougarous, qu'il associait au vaudou.

Les lougarous ou werewolves (en anglais) n'ont absolument rien à voir avec le vaudou.

Ces vieilles légendes avaient été introduites par les francais. Ce sont des légendes selon lesquelles des gens qui avaient fait un pacte avec le diabl
e pouvaient se transformer en loups quand il y avait une nouvelle lune.

En France, il y avalt cette histoire de ce noble qui était allé à la chasse (circa 1550) et était attaqué par un immense loup.
Pour se défendre, il coupa le bras au loup et le mit dans un sac.
De retour dans son chateau, le bras du loup changea en un bras humain et il vit sa femme ensanglantée manquant un bras.
Il la tua sur le champ, parce qu'elle était un loup garou.

Beaucoup de ces légendes nous viennent des francais, comme la coiffe par example:
"Mon chè ou dwe fèt a kwaf"
La "coiffe" est une vieille croyance originaire de l'Europe centrale.

Je m'arrête là, je ne veux pas ètre trop long.

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Post by admin » Sat Nov 13, 2004 5:41 pm

I would love to hear more about those secret or superstitious practices in Haiti. While I was raised down there, the most that I have seen is people mounted by the spirits. For anyone who has witnessed the mounting by the "lwa" (and this would include 90%+ of Haitians, I believe), this is a phenomenon that really challenges the rational mind, let alone an atheist or one who does not believe in any supernatural force, psychic or metaphysical.

I am one who ALWAYS like to approach everything from a rational point of view, and it irritates to some extent to see people attribute every "bad" thing to a mythical creature called the Devil and every "good" thing to "the Creator". For instance, recently, I had some Haitians tell me that God would see to it that George Bush would not become President of the United States again because he did too many evil things in the name of God, and nobody can take the name of God in vain, without having to pay the consequences. In fact, they did not even have to exercise their rights to vote, God would take care of everything. Then, after Kerry conceded the race, those same Haitians told me that God must have wanted it exactly that way (totally contradicting themselves, without missing a beat!) in order to punish George Bush down the road even harder!

Likewise, if there is a car accident, where a family is involved, and the parents die while a baby is "miraculously" saved, I hear that it was Satan that caused those parents to die, but it was God that intervened to save the child. If I had not gotten used to them by now, those mental gymnastics would just drive me mad!

But I have digressed considerably from the original topic. Forgive my mental associations. What I wanted to convey is this: regardless of whether those mysterious Haitian practices are considered part of the Vodou religion or not, THE FACT IS THAT HAITIANS DO BEHAVE IN MYSTERIOUS WAYS. Somebody may say: "not just Haitians, my friend!" But you know what? I don't care. My children who were raised in the U.S. have not been spooked out of their minds the way I was spooked out of my mind, listening to hushed conversations about loup-garous, zombies, sampwels, humans being turned into cows (and I have my own story about that, which I will tell later... in the middle of the night), goats with gold teeth, secret ceremonies, etc, etc. You know what? I am not saying that those superstitious beliefs and practices do not exist outside of Haiti, I know damn well that they do, but you have got to admit that Haiti takes a fairly large slice of the pie. We, Haitians, can be so damn mysterious about the most mundane things in our lives. I would like to know what is up with that. Tell me, bro, what's up, what's down, what's left, what's right.

I, for one, will not attribute anything to Vodou. I truly do not care. I just want to know what's what.

And if no one answers my request, I will just know that you are all chicken.

T-dodo

Post by T-dodo » Sat Nov 13, 2004 7:04 pm

Jonas,

Like Guy, I am interested in your stories. They seem to have a rational approach to them. So, feel frre to tell us. You are educating me, men!

Jean-Marie

Jonas
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Post by Jonas » Sun Nov 14, 2004 11:07 am

Guy,

Ponder the motto of the Skeptics:
"How do you know, what you think you know"

We've all heard these stories growing up,the key word is "heard".

These stories about the sanpwèl,of people transformed into horses and ridden, of cows with gold teeth.

What is necessary to note is, the people who related these stories heard them from third parties and those who claimed to have been eyewitnesses, do not stand scrutiny.

About the phenomenon of "possession", the psychiatrist Dr Louis Mars (Jean Price Mars' son) has tried to give a rationnal explaination to this phenomenon: auto-suggestion, hypnosis.

For the christians, this phenomenon can be observed in the Pentecostal Church Services and also in the Charismatic Catholic Services.

Leonel JB

Post by Leonel JB » Sun Nov 14, 2004 12:49 pm

Jonas,
I do not believe in all the stories that we all heard about "lou garou". But, let me tell you, I never eyewitnessed anything wrong. I have heard a lot of times.

Let me explain: Around 1977, I lived in a place named Thorland (carrefour). I remember, rhis was the time that electricity started to decline in P-au-Pce. We (generally boys/men) used to stay at our usual place to talk about anything and everything and mostly Women. This always took place around 9:30-10 Pm right after coming from Crystal Cine (movie theater).

Around 11.30, we all headed home which was about one block. I remember, about twenty minutes, just the time to finish eating something and hit the sac. I heard a lot of laughing and talking. Thinking that it was the guys regrouping for another session of gossiping, I was about to go back, until I hear a different language like: "Aladomi, asiwela" etc. (that is my own perception of the words). The reason that I remember these two is because that audio sequence happened for so many years after.

The people (Zobop) started with name calling which is not easy to get the names of the participants. Then, I heard voices coming from far to very close in seconds. I still don't know how the sound changes so quickly without help of a plane or any other vehicle.

This occured so much that everyone at home, used to sit down simultaneously and talk about it while it's progressing: My mom, my brothers, myself and almost everyone else.

A few years ago, I asked a former member (Zobop) to tell me about the myths which we all grew up with. Based on his story, yes they can kill with poison (kout poud). And we all know about it through that movie "Serpent and the Rainbow". But, the friend told me, most of the time, the zobop members work for a Houngan who most of the time has the antidote. And that with the complicity of the gang, they all benefit of the money that family of the victims provide.

There are also cases of having people like slaves (zombi), where one can get killed or in a comatose state and get buried to be recuperated later by the people responsible for the murder. Story that we all are very familiar with.

Anyway guys, although these guys are gangs. But, I think they have a very secretive and powerful tools that we(Haitians) need to investigate further. We will be able to use them on those thugs in Haiti presently.

That is my true story, believe me.

I do not believe in Moun tounen bef etc. But the Haitians have a great weapon in these secret societies...

leonel

Jonas
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Post by Jonas » Sun Nov 14, 2004 2:37 pm

Leonel,

These guys are not gangs and I don't doubt that you have heard what you said you have heard.

I am 60 years old and I remember hearing that the section between Martissant and Leogane was an hot bed of these societies, their meeting place.

And these societies, some of them, played very positives functions.

The generals of the Cuban War of Independence were almost all of them, members of the EFIK and EFO society (Cross river Delta, Nigeria)

People like: Antonio Maceo, Maximo Gomez, Quintin Banderas, Pedro Ivonet.

As an aside, about 90% of those who fought the Cuban War of Independence were blacks and at that time the white spaniards who wanted to fight as an "high cadre" had to be initiated into into the EFIK and EFO society.

Leonel,
We don't know our history too well,too many secrecies, what I could venture to say when we start to open the veils, we'll probably find that these secret so
cieties have also played a role in own war of Independence.

Gelin_

Post by Gelin_ » Mon Nov 15, 2004 9:56 am

Revenons maintenant à la question initiale:

Au début des années 80, dans une commune du plateau central, trois différentes bandes voulaient s'entredéchirer pour le controle exclusif de la nuit, au détriment de la liberté et des droits des autres habitants de la région. Le commandant militaire de la zone dut intervenir pour les forcer à "sortir" un peu plus tard...

Pourquoi donc un haitien devrait-il se munir d'un quelconque 'laisser-passer', afin de pouvoir voyager la nuit et vaquer à ses activités dans son propre pays?

Jonas
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Post by Jonas » Mon Nov 15, 2004 5:46 pm

Guy was inquiring about the EFIK SOCIETY one of the secret societies of Cuba.

This is what IVOR MILLER who wrote about these societies, said about the EFIKS.

"OKOBIO ENYENISON, AWANABEKURA MENDO/NINKUE ILIA ORORO KANDE EFIK EBUTON/OO EKUE"
(Our African brothers from the sacred place came to Cuba and in Regla, founded EFIK EBUTON (the first Abakua group) and its sacred drum)

The Abakua Efik society was founded in Havana, Cuba in the 1830s by leaders of Cross River (Nigeria) local governments who had been captured as slaves. In the ensuing 170 years, the society derived from the EFIK people's EKPE society as well as the EFUT people's NGBE society has grown in importance to become a distinguishing feature of Cuban cultural identity......
EFIK KEBUTON was the place, according to local Cross River histories, an EFIK leader and his entire retinue were captured by British ships; the information contained in the Cuban chants,
documents their final destination in Havana.

This information gave rational to the seemingly fabulous story of A COMPLEX SECRET SOCIETY being recreated under conditions of slavery; it was possible because the leaders and their intimate circle were brought into the context of Havana, a cosmopolitan city with a large free black population, among which were already many Cross River people.....

As Guy said "Tout bagay an Ayiti se mistè". Our secret societies are shrouded in mysteries; maybe by learning about other people's (who are lifting their veils), we may learn about ours.

Gelin_

Post by Gelin_ » Tue Nov 16, 2004 4:28 pm

Y aura t-il une réponse à ma question?

"...Pourquoi devrait-on avoir besoin d'un laisser-passer de la part d'une société secrète pour fonctionner librement la nuit dans son propre pays..?"

Post by » Tue Nov 16, 2004 9:56 pm

Gelin, qui penses-tu aurait la réponse à ta question?

Serait-ce un membre de la société secrète qui voudrait alléger son âme de si lourds secrets?

Serait-ce Boniface Alexandre?

Ou qui?

Gelin_

Post by Gelin_ » Wed Nov 17, 2004 11:23 am

Je pense que jonas, guysanto, jafrikayiti, leonel et jmflorestal (ou tout autre participant à ce forum) pourraient s'efforcer d'aborder cette question d'une manière directe:

Sur quelle base et par quelle autorité le dirigeant d'une bande nocturne ose t-il réclamer un laisser-passer de la part d'un citoyen qui s'occupe de ses propres affaires et n'a absolument rien avoir avec leurs agissements?

T-dodo

Post by T-dodo » Wed Nov 17, 2004 1:40 pm

gelin,

J'aurais repondu a ta question avec plaisir. Mais, je ne suis vraiement pas la personne qui peut parler sur ce sujet avec authorite. En general, quand je ne suis pas trop informe sur un sujet, je prefere garder le silence. L'autre raison de mon silence sur la discussion est que mon niveau d'interet la-dedans est vraiement bas. Ma reaction a toujours ete: le plus loin je me garde de ces affaires la, le mieux il est. Consequence, je demeure un ignorant dans ce sujet.

Au fait, quand il s'agit de ces affaires la, je suis ravi de vivre dans un pays etranger. Je suis toujours sorti et rentre a la maison a nimporte quelle heure ici a Miami. Les seuls soucis que j'ai toujours eus sont ma femme ou mes parents faisant la longue bouche pour rentrer si tard et le montant d'alcohol que je puisse boire sans me causer des ennuis sur la route avec la police. Quand je vivais a Port-au-Prince dans les annees 70 et 80, j'etais pas encore marie, et j'etais toujours dehors la nuit dans les rues et quartiers bien eclaires. On ne m'a jamais demande un laisser-passer. j'imagine cette conversation qu'on est en train d'avoir se refere a des endroits specifiques, tels que rue de campagne, etc.

J'etais trop jeune quand je vivais a Jeremie pour pouvoir rester tard dans la rue la nuit et avoir une idee typique de la situation en province. Mais, a Port-au-Prince, qunad je vivais la dans les annees 70 et 80, je n'avais uncun probleme de circulation la nuit. Gelin, je pense que c'est le plus que je puisse contribuer a cette discussion.

Jean-Marie

T-dodo

Post by T-dodo » Wed Nov 17, 2004 1:56 pm

[quote] Je me souviens en 1995, en plein Jérémie (connu poûr être à la fois la cité des poêtes et des lougarous).[/quote]

Jaf,

Are you calling my beloved city, and I quote: "connu...comme la cite des lougarous" unquote? You are affecting my deepest sensibility, men! Sa se derespektan! I am going to ask So Yette to send you a "kout poud" via cable. She just perfected that magic trick! She has been working on the delivery process with all the lougarous of Jeremie living abroad. They have opted for cable instead of DSL modem as mean of delivery. Their Counsel of Sages just approved the effectiveness of the process and its safe delivery for other users of the cable system.

We know what cable system you use in Canada where you are, men! The next time you touch the remote control of your TV to change the channel, beware! Our lougarous have perfected this in such a way that the first signs that t
he "kout poud" works is that your fingers start falling off one by one after you touch the remore control. That will teach you for calling "moun" Jeremie "lougarou."

In the lougarou's spirit,

Jean-Marie

Leonel JB

Post by Leonel JB » Wed Nov 17, 2004 5:03 pm

First, let me say I get offended by the "moun Jeremi ak Leogan se lougarou". My grand father was from Jeremie and my grand mother from Jacmel/Leogane.

Guys, some respect for my people...

Although, I've heard about "pran medsin pou ou" in Jeremie.

Going back to a few comments: "Kout poud" exists, I would like to have the formula.

Zobop or chanpwel exists, but not as powerful like they say. They are gangs.

JM, sO yette is not so great... There's a very good houngan in Brooklyn, very sophisticated. This guy uses Computer. Just one click, put Jean-Marie's name. You are dead in fifteen minutes.

That guy lives on Nostrand Avenue. Be very careful.

Abracadabra, Kazam
leonel

Jonas
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Post by Jonas » Thu Nov 18, 2004 10:57 am

Jaf,

Se sa k fè, se pou bagay yo demistifye.
Gen moun ki pran twop woulib sou bagay sa yo.

Nou sonje Divalye te fè tout sa li te ka fè, pou pèp lan te ka konprann se Baron Sanmdi menm, ke l te ye.

Gade dènyèman la a, pwopagann pouchis yo, pou fè pèp lan konprann ke Aristide te sakrifye yon ti lèzanj, pou l te ka rete sou pouvwa a.

Moun ki konnen kijan nèg sa yo opere, konnen se manti yo t ap bay, men pwoblèm lan gen yon pati nan popilasyon an, ki gen predispozisyon pou yo kwè yon bagay konsa.

Epitou,valè pov malerèz ki pèdi la vi yo, paske "klamè piblik" di se lougarou yo ye.

Bagay sa a, se pa jwèt non!

Gelin_

Post by Gelin_ » Thu Nov 18, 2004 11:02 am

Anpil pawol pale...

Merci à tous pour les tentatives de réponse. Certainement aucun d'entre nous n'a eu à présenter son laisser-passer au cours de la nuit. C'est mieux peut-être...

Je me souviens d'une expérience vécue au plateau central. Un soir, sous un beau clair de lune, j'étais assis au devant de la maison avec ma famille et quelques amis du quartier . Tout était clair à cause de la lumière de la lune, mais il n'y avait aucune activité dans la rue, pas de camion, pas de passant, pas de chien, pas de chat...rien. Tout à coup c'était le bruit d'un grand cheval venant en grande vitesse, et celui qui le montait avait l'air imposant. Il s'arreta vers le carrefour 4, fit quelques rondes, et reprit avec la même vitesse le chemin par lequel il etait venu. Les adultes se dirent rapidement que c'etait un 'avant-garde' envoyé pour s'assurer des conditions du terrain; et certainement la bande allait suivre, il fallait donc re
ntrer chez soi. Tout moun di pye, sa m'te manje m'pat ba ou....

Personellement je n'ai jamais eu à présenter un laisser-passer, mais j'ai un bon ami qui s'est 'converti' (ki pran levanjil) justement après avoir été 'capturé' par une de ces sociétés.

Il y a aussi une bonne dose de superstition dans toute cette question, surtout quand il est impossible de vérifier certaines déclarations. Cependant, pour arriver à un état de droit comme nous le souhaitons tous, nos rues doivent être libérées de tout ce genre d'activités - du bizango comme du zenglendo...

Jonas
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Post by Jonas » Thu Nov 18, 2004 12:21 pm

Gelin,

Mwen pa konprann.
Alos, paske zanmi w lan te konvèti, moun ki te "kaptire" misye yo pata ka fè l anko?

Gelin_

Post by Gelin_ » Thu Nov 18, 2004 12:52 pm

Jonas:

non monchè, m'vle di ou ke se sèl istwa m'byen konnen paske se on moun mwen konnen sa te rive. Sa pa vle di ke zafè pran moun nan nwit lan fini, men sa vle di ke omwens mwen gen on moun mwen konnen ke sa te rive. Sa pa vle di tou ke yo paka fè-l sa anko. Petèt ke nan pran levanjil la, li kapab tou soti ko-l tou nan kokoday ki ka menNen lwen........ou konprann?

M'gen lot istwa tou kote lot moun rakonte-m sa yo te konn fè oubyen tou sa yo te konn wè ak 2 je yo. Men ou konnen, ant pawol ak realite konn gen on bon diferans. Pou nou tout ka viv byen, fok lari a pou noutout, ni la jounen ni lanwit...san zenglendo, san wetepo...

Leonel JB

Post by Leonel JB » Thu Nov 18, 2004 2:50 pm

Gelin neg anmwen,
Gen on lE, mwen tap pase vakans MibalE nan plato santral. Mon chE, moun yo fE oun seremoni nan simityE a. Yo antere oun kabrit jouk nan kou. Kabrot la rele 18. Mon frE, menm ti moun FE kob ak nimewo sa nan bOlet.
Gen on lot lE,papam tal ranje youn pann nan laskaobas, lE l tounen, li te inE di maten. Mon chE, gen yon moun ki rete l sou wout la, ak oun kod nan Kou l. LE moun nan pale, papam pat kapab conprann, aprE, gen on foul ki tap kouri dEyEl. LE papam deplase machinn nan. Neg ki te nan machin nan ak papam di: Teleco (sunom papam nan zonn nan) ou pa wE ki moun sa, se madan sovE yo fek antere yE aprE midi an. Yo gentan al detere l.
Kidonk, Gelin neg plato santral. Nou gen sou nou wi.
leonel

Gelin_

Post by Gelin_ » Thu Nov 18, 2004 4:14 pm

leonel nèg pa-m....

nan ki ane ou te viv milabè a?

m'fè anpil anpil chita tande ak ougan, inisye, majisyen, ak mayetizè sou kesyon zobop, sanpwèl, bizango elatriye....

m'sonje istwa on nèg yo te antere. nan aswè, fanmi-l rete anndan kay yo yo tandre bri moun kap bay msye kou (eske se te li vre? m'pa konnen...). demen maten yo jwenn kèk bagay ki te nan sèkèy yo te antere-l la sou galri yo: bri kouri ke yo leve-l...

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