Les déclarations de l'ambassadeur Fritz Cinéas

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Guysanto
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Les déclarations de l'ambassadeur Fritz Cinéas

Post by Guysanto » Tue Sep 04, 2007 12:16 pm

Les déclarations de l'ambassadeur Fritz Cinéas
- AHP

La diaspora haitienne en République dominicaine et les organisations de droits humains sous le choc après les declarations de l'ambassadeur Fritz Cinéas selon lesquelles les travailleurs des bateys ne sont victimes d'aucune forme de violation.

Port-au-Prince, 2 septembre 2007 -(AHP)-
La diaspora haitienne en République dominicaine, les dirigeants communautaires et les organisations non gouvernementales sont profondément choqués par des declarations faites vendredi par l'ambassadeur haitien Fritz Cinéas, en rapport avec les thèmes de la nationalité, d'esclavage moderne et l'activisme des organisations qui défendent les droits des Haitiens.

L'ambassadeur Cinéas a ainsi declaré lors d'un déjeûner offert par le Groupe Corripio (propriétaire des grands médias) que "pour le gouvernement haitien, les descendants d'Haitiens nés en republique dominicaine ne sont pas des dominicains mais des haitiens.

Il est allé encore plus loin en affirmant que les travaileurs des bateys ne sont vcictimes d'aucune forme d'esclavage, ni ne sont l'objet de discrimination et de mauvais traitements.

Cinéas a declaré à la suite d'une visite guidée dans les usines du Groupe Vicini que dans son pays, les ONG aident sans entrer dans les dénonciations.

Ces déclarations de l'ambassadeur haitien interviennent alors que de nombreuses organisations internationales de droits de l'homme dont Amnesty international dénoncent les graves violations dont sont victimes les ressortissants haitiens en république dominicaine.

Pour l'avocat Antonio Pol Emile, directeur du centre culturel dominico-haitien (CCDH), ces déclarations dénotent une absence totale de connaissance du droit international, tant en ce qui concerne le dossier de la nationalité que les manifestions d'esclavage moderne, à travers le trafic et la traite de persones.

"Je pense que Cinéas cherche à faire plaisir aux secteurs conservateurs de la République dominicaine, a dit Pol Emile.

Pour sa part, la coordinatrice de l'Association des femmes pour le développement, Inoelia Remy a fait savoir que la réaction de Cinéas est normale puisqu'il a joué un grand rôle dans la signature d'accords illégaux pour l'embauchage de braceros sous la dictature des Duvalier.

[Elle] a jugé irresponsable cette intervention qui ouvre la voie à une vague sans précedente de rapatriements d'haitiens et de dominicains d'origine haitienne

La coordonnatrice du mouvement des femmes dominico-haitiennes (MUDHA), Sonia Pierre a indiqué que la diplomatie est une chose mais la complaisance en est une autre.

Elle a critiqué le fait que l'ambassadeur ait fait des déclarations aussi graves au moment où l'on annule les actes de naisssance de dominicains d'origine haitienne dans les bureaux d'état civil.

Selon elle, cette prise de position répond à une ligne officielle du gouvernememt haitien depuis les dernières visites effectuées par le president René Préval en République dominicaine.

Frantz
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Post by Frantz » Wed Sep 05, 2007 5:59 am

Declarations choquantes.. on ne peut plus! Mais qui est Fritz Cineas? Helloooo ! Helloooo! Helloooooo!
frantz

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Guysanto
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Post by Guysanto » Wed Sep 05, 2007 8:42 am

Edwin, tu peux ajouter mon nom ou celui de Windows on Haiti à la dénonciation formelle de ces propos.

Cependant, il ne faut pas oublier que dans tout pays un ambassadeur représente toujours son gouvernment et l'engage dans ses déclarations et dans ses actes. Il revient maintenant au gouvernment de René Préval et particulièrement au chef d'Etat lui-même et au Ministre des Affaires Étrangères de démontrer sans équivoque que les déclarations de l'ambassadeur Cinéas ne représentent pas la position officielle du gouvernment haitien.

Il y a eu auparavant un incident grave où le Listin Diario déclarait que le président haitien avait affirmé que les braceros haitiens ne souffraient d'aucune injustice dans la production sucrière dominicaine (une fable à faire rêver seulement les haitiens qui insistent à passer sans mauvaise conscience leurs vacances sur les plages dominicaines). Cela avait fait la une des médias du pays. Le démenti officiel du gouvernment haitien a été très faiblement rapporté par contre, des deux côtés de l'île, ce qui veut dire que les propriétaires et hommes politiques dominicains (le propre de l'antihaitianismo) gagnent toujours dans ce type de jeu qui convient très mal à un pays qui a servi comme symbole de liberté et de justice sociale, dès son avènement, aux démocraties naissantes en Amérique du Sud, en Afrique, et même en Europe. Allons-nous consentir à une telle déchéance, sans lever le doigt?

Le gouvernment haitien (y compris les branches exécutive, legislative et judiciaire) s'est engagé dans une lutte contre la corruption et en faveur d'une politique internationale plus indépendante, c'est-à-dire qui n'est plus axée uniquement sur les intérêts ou exigences d'une puissance étrangère. Il doit comprendre que ses efforts, louables qu'ils soient, feront la risée de tous s'il ne peut pas se faire représenter de manière adéquate partout où nos intérêts sont en jeu. Donc ceci n'est plus l'affaire de l'ambassadeur Cinéas. Il revient au gouvernement haitien à déclarer sans équivoque son appui ou refus de tel aux revendications justes, humanitaires et légales de nos frères et soeurs en République Dominicaine.

Guy S. Antoine

Edwin Paraison
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Post by Edwin Paraison » Mon Sep 24, 2007 9:57 pm

Ascendance haitienne : binationaux ou apatrides?


La nationalité est l'acte par lequel un Etat atteste que telle personne fait partie de la communauté placée sous son autorité et sa protection de manière privilégiée. C'est un droit naturel et également un droit humain. Cependant, au XXIe siècle, on refuse à nombre d'enfants d'origine haitienne l'accès à l'exercice de ce droit en dépit des normes et conventions internationales auxquelles les Etats haitien et dominicain sont parties.

P U B


Des spécialistes haitiens en droit public se sont prononcés suite à la publication d'une lettre ouverte émanant de plusieurs organisations de défense des droits des Haitiens vivant en République dominicaine relative aux déclarations qu'aurait faites l'ambassadeur haitien à Santo Domingo, le Dr Fritz Cinéas.

Selon la teneur de cette lettre ouverte adressée au Président de la République, René Préval, l'ambassadeur Cinéas, qui participait à un dîner hebdomadaire à l'initiative des médias du Groupe Corripio, le 29 août dernier, aurait fait des déclarations portant atteinte aux intérêts des migrants haitiens vivant de l'autre côté de la frontière.

Entre autres déclarations, le diplomate haitien aurait laissé entendre que « les enfants d'Haitiens nés en République dominicaine restent des Haitiens comme lui » à part entière, ce qui a soulevé la colère d'un ensemble d'organisations luttant pour le respect des droits des migrants haitiens et pour leur intégration sociale en République dominicaine.

Invités à se prononcer autour de cette question, véritable pomme de discorde, deux spécialistes haitiens en droit public ont déploré cet incident émanant de ce qu'ils considèrent comme une vérité juridique. « C'est une tristesse pour l'ambassadeur Cinéas et également une tristesse pour ceux qui le contestent et qui préfèrent la nationalité dominicaine au détriment de celle d'Haiti », a déclaré au journal le professeur Fritz Jean-Louis.

Le conflit jus soli VS jus sanguinis

Selon le professeur Jean-Louis, en principe, tout mineur à la nationalité de ses parents. Il y a toujours des nuances en droit mais ce sont généralement les parents qui prennent l'initiative effective de la nationalité de leur progéniture, nonobstant les principes du jus soli ou du jus sanguinis que pourraient adopter les Etats en matière de nationalité.

Le jus soli, droit du sol, est le principe selon lequel l'enfant a la nationalité de l'Etat où il est venu au monde. Et le jus sanguinis, droit du sang, est celui qui veut que l'enfant a la nationalité de ses parents.

Haiti a adopté, au terme de l'article 11 de la Constitution en vigueur, le jus sanguinis, et la République Dominicaine, le jus soli, avec chacune une variante rendant difficile toute solution de compromis.

En effet, l'article 11 de la Constitution de 1987 dispose : « Possède la nationalité d'origine, tout individu né d'un père haitien ou d'une mère haitienne qui eux-mêmes sont nés haitiens et n'avaient jamais renoncé à leur nationalité au moment de la naissance. » Et l'article 15 de renchérir : « La double nationalité haitienne et étrangère n'est admise sous aucun prétexte. »

Et l'article 11-1 de la Constitution de la république voisine dispose, pour sa part : « Sont Dominicains, les enfants nés sur le territoire de la République Dominicaine à l'exception des enfants de diplomates et de ceux des étrangers de passage. »

Pris en sandwich

« Au regard de la Constitution haitienne, un enfant né de parents haitiens est Haitien quel que soit son lieu de naissance en vertu du droit du sang. Et du point de vue de la République Dominicaine, l'enfant né sur le territoire dominicain est Dominicain en vertu du droit du sol », a commenté le professeur Jean-Louis faisant remarquer que « l'enfant né de parents haitiens en République Dominicaine a dans sa personne la nationalité haitienne et la nationalité dominicaine». Continuer >





« L'autorité dominicaine en la matière, tout en n'ayant pas un pouvoir discrétionnaire, peut souverainement décider de la nationalité effective du mineur », a renchéri Me Jean-Louis faisant remarquer que les deux principes, droit du sol et droit du sang, sont constitutionnels en République Dominicaine et peuvent être cumulatifs au cas où l'enfant d'ascendance haitienne né de l'autre côté de la frontière aurait au moins un parent dominicain.

« La nationalité est un lien juridique reliant un individu à un Etat, a rétorqué, pour sa part, un professeur de droit international privé à l'Université d'Etat d'Haiti. Il doit être manifesté. Le drame, a-t-il poursuivi, beaucoup d'enfants d'ascendance haitienne ne sont pas déclarés par leurs parents à qui de droit. Ce qui leur confère une situation hybride. »

En effet, plusieurs parents haitiens vivant en République Dominicaine n'ont pas déclaré leurs enfants aux Consulats haitiens, comme le veulent les normes en la matière, soit par ignorance, soit parce qu'ils y vivent de manière irrégulière, soit parce qu'ils préfèrent la nationalité dominicaine pour leurs enfants à celle d'Haiti. De l'avis de certains Dominicains, les travailleurs haitiens sont considérés comme des étrangers de passage et n'ont pas droit à la nationalité dominicaine. « L'Etat dominicain n'a rien fait pour sortir ces enfants de cette situation hybride en leur accordant la nationalité dominicaine, et l'Etat haitien n'a pas fait grand-chose non plus pour aider ces enfants à avoir la nationalité haitienne », a déploré ce spécialiste en droit international privé sous couvert de l'anonymat.

Le rôle de l'Etat

« L'Etat détermine qui sont ses nationaux, qui ne le sont pas. Aucune autre organisation ne peut se substituer à l'Etat. Les Consulats haitiens en République Dominicaine devraient faire en sorte que tous les enfants d'ascendance haitienne soient déclarés pour leur éviter l'apatridie », a-t-il conseillé au regard des organisations qui critiquent la position de l'ambassadeur Cinéas.

Dans leur lettre ouverte au Président de la République datée du 5 septembre 2007, avec copie conforme au Premier ministre, au ministre des Affaires étrangères, au ministre des Haitiens vivant à l'Etranger et aux présidents du Sénat de la République et de la Chambre des Députés, les organisations signataires qualifient « d'impropres » les déclarations de l'ambassadeur Cinéas et estiment que de telles déclarations « mettent en évidence une méconnaissance du principe de la territorialité du Droit constitutionnel (...) et offrent un argument officiel, non valide, aux secteurs qui, de façon discriminatoire, s'opposent à l'intégration sociale des Dominicains d'origine haitienne».

« Ces organisations, de l'avis du spécialiste, ne sont pas des interprétatrices des lois de l'Etat. Leurs luttes justifient leur existence. L'ambassadeur Cinéas, en ce qui concerne la notion de nationalité, a été correct. Cependant, il n'a pas poursuivi son raisonnement ou celui-ci a été tronqué par ceux qui l'ont rapporté. »

L'ambassadeur Cinéas est un diplomate de carrière. Il a été désigné ambassadeur d'Haiti à Santo Domingo à la fin de l'année 2005. Il a déjà occupé cette fonction sous le règne de Jean-Claude Duvalier. A ce propos, lit-on dans la correspondance adressée au président Préval, la Centrale d'Intelligence américaine a révélé récemment l'implication de fonctionnaires du régime des Duvalier dans le trafic des personnes par l'embauche des braceros à l'époque où le Dr Cinéas était ambassadeur.

Nos efforts pour joindre l'ambassadeur Cinéas se sont révélés vains. Toutefois, les colonnes du journal restent ouvertes au diplomate au cas où il aurait des précisions à apporter autour de cet incident.


Samuel BAUCICAUT
baucicaut@yahoo.fr

Edwin Paraison
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Post by Edwin Paraison » Mon Sep 24, 2007 9:59 pm

L'ambassadeur Fritz Cinéas précise


Suite à la publication, dans notre édition du jeudi 20 septembre en cours, de l'article titré "Ascendance haitienne : binationaux ou apatrides" paru sous la plume de notre rédacteur Samuel Baucicaut ralativement aux déclarations de l'Ambassadeur Fritz Cinéas, le diplomate haitien en poste à Santo Domingo a écrit au journal pour donner sa propre version des faits. Le Nouvelliste publie in extenso la correspondance de l'ambassadeur.


L'ambassadeur Fritz Cinéas

Santo Domingo, le 21 septembre 2007

Cher monsieur Baucicaut,

Je désire tout d'abord vous remercier pour l'occasion que vous m'avez offerte, en fin de votre article paru le 20 septembre 2007 dans les colonnes de" Le Nouvelliste", d'apporter des précisions au sujet de mes déclarations faites le 29 août dernier, à l'occasion d'un déjeuner auquel j'avais été convié par le Groupe Corripio, à Santo Domingo.

Il est vraiment malheureux qu'il soit difficile de publier in extenso ma conversation avec les plus de vingt journalistes de la presse parlée, écrite et télévisée de cet important Groupe qui participaient à cette agape. S'il en était autrement, le débat aurait été académique et n'aurait peut être pas soulevé autant de commentaires.

En répondant à la question concernant la situation des enfants nés de père haitien ou de mère haitienne en République Dominicaine, j'ai cité exactement ce qui est prévu à l'article 11 de notre Constitution, nonobstant ce que détermine la Constitution de la République Dominicaine en ce qui concerne la nationalité des enfants nés sur son territoire et ai parlé de la déclaration d'option à l'âge de la majorité. L'Ambassadeur d'Haiti ne pourrait admettre que les enfants de nos compatriotes nés en République Dominicaine sont des apatrides. Notre Constitution protège justement les enfants de nos expatriés. Nos ressources financières malheureusement ne nous permettent pas de les atteindre partout où ils se trouvent pour leur offrir les services auxquels ils ont droit.

Nous luttons pour le respect des droits de nos compatriotes dans ce pays.

Dès notre arrivée en janvier 2006, à la tête de notre représentation Diplomatique en République Dominicaine, à un moment particulièrement délicat de nos rapports avec nos voisins, notre leitmotiv a été le suivant et nous n'avons jamais cessé de le répéter:" Nous allons travailler pour une entente cordiale" entre notre pays et la République Dominicaine. Mais cette "Entente Cordiale" ne se fera jamais au détriment des intérêts supérieurs de notre Patrie ni de ceux de nos nombreux frères, les ouvriers agricoles, travaillant péniblement chez nos voisins.

Evidemment, l'action d'un diplomate n'est pas toujours visible et dans notre cas plus spécialement. Débattre publiquement nos querelles avec nos voisins aurait été négatif et au lieu d'améliorer les rapports les auraient envenimés. C'est pourquoi le grand public et la presse ne pourront jamais apprécier à sa juste valeur notre action et nos démarches. Nous continuerons à utiliser les voies traditionnelles de la diplomatie, les canaux normaux de communication, filières habituelles par lesquelles les agents diplomatiques doivent passer pour évacuer les querelles, les dissensions, les chocs qui sont souvent le lot des rapports surtout entre pays limitrophes. Ce que certains appellent " le mutisme" de l'Ambassadeur Cinéas traduit une méconnaissance du rôle du diplomate. Il y a une réserve qui est indispensable dans les positions difficiles et l'activité de l'Ambassadeur, fondée sur la prévention de tout incident, est exposée à des situations à risque qui révèlent toute la fragilité du rôle diplomatique. C'est pourquoi, le sang froid, la réserve, le tact, la maîtrise de soi et la civilité doivent prévaloir sur les éclats verbaux, souvent préjudiciables aux principes et à ceux que l'on prétend défendre.

La négociation dans la vie internationale est la recherche des solutions par voie d'un accord pacifique. Ce jeu complexe se déroule discrètement par les contacts, les entretiens personnels ainsi que les concessions réciproques et aboutit parfois à des ajustements qui consolident les relations pacifiques, but essentiel de la diplomatie.

Dans leur lettre, les organisations signataires font référence à un certain rapport de la CIA condamnant le régime des Présidents Duvalier " dans le trafic des personnes par l'embauche des braceros à l'époque où j'étais Ambassadeur". Le contrat d'embauchage a existé bien longtemps avant l'avènement en 1957 du Docteur François Duvalier à la Présidence de la République. Il fut un instrument légal signé le cinq février 1952 durant le gouvernement du Général de division Paul Eugène Magloire, repris et modifié le 14 novembre 1966 entre les gouvernements des Présidents François Duvalier et Joaquim Balaguer.

Nous avons certes été Ambassadeur, pour la première fois en République Dominicaine, de mars 1979 à mars 1981 et si le rapport de la CIA nous concernait, il eut été impossible pour nous de devenir, par la suite, Ambassadeur, comme nous l'avons été, aux Etats Unis d'Amérique, près la Couronne Espagnole etc.

C'est l'occasion aussi pour moi, cher Monsieur Baucicaut, de faire savoir que s'il est vrai que j'ai reçu une invitation du Groupe Vicini à visiter leurs bateys et installations, je n'ai pas encore répondu à cette invitation. Mes efforts après plus de trois lettres aux organisateurs du déjeuner pour rectification ont été vains. Je vous rappellerai également les propos attribués à notre Président, S.E. René Préval, lors de sa visite en mars dernier par un important quotidien de cette capitale alors que le Chef de l'Etat n'avait fait aucune déclaration.

Toute notre vie diplomatique a été consacrée à la défense des intérêts supérieurs de notre pays. Nous continuerons à le faire aussi longtemps que le Chef de l'Etat, le Chef du Gouvernement et le Sénat de la République nous en auront gardé leur confiance.

Je reste à votre disposition pour tous les éclaircissements que vous désireriez avoir et saisis l'occasion pour vous exprimer, mon cher concitoyen, les assurances de ma haute et distinguée considération.

Dr. Fritz N. Cinéas
Ambassadeur d'Haiti

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